Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass BPC (navigateur)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Les réserves d’eau sont critiques en Ille-et-Vilaine : la Préfecture demande aux habitants plusieurs efforts

Le Télégramme · 21/10/2026 · ← revue

Malgré les pluies récentes, les réserves d’eau des barrages d’Ille-et-Vilaine continuent de diminuer à un rythme soutenu. Lors de sa dernière réunion, le comité de gestion de la ressource en eau a confirmé la nécessité de maintenir l’ensemble du département au niveau de crise sécheresse. Au vu de l’urgence, la Préfecture demande aux particuliers de participer à l’effort collectif.

Une mobilisation « déterminante »

Si c’est dans le nord du département que la situation reste la plus critique, cela se tend également sur le reste du territoire : les réserves des barrages de la Chèze et de l’amont de la Vilaine diminuent rapidement. « Leur reconstitution au cours de l’hiver sera déterminante pour sécuriser l’approvisionnement en eau dès le début de l’année 2027 », précise la Préfecture d’Ille-et-Vilaine.

« Aucune baisse sensible de la consommation d’eau des particuliers n’a été constatée malgré les restrictions applicables depuis le 15 août », indiquent les autorités. « Les consommations industrielles sont, en revanche, inférieures à celles des années précédentes. Les particuliers représentant 70 % de la consommation totale d’eau potable du département, leur mobilisation est déterminante. »

Les gestes à appliquer

La Préfecture appelle chacun à limiter sa consommation au strict nécessaire et encourage à : réduire la durée des douches et éviter les bains, ne pas laisser couler l’eau inutilement, faire fonctionner lave-linge et lave-vaisselle à pleine charge, rechercher et réparer les fuites.

« Chaque litre économisé aujourd’hui contribue à préserver les ressources disponibles pour les semaines et les mois à venir. Les services de l’État et les acteurs de l’eau sont pleinement mobilisés pour prévenir toute rupture d’approvisionnement, mais cette mobilisation doit s’accompagner d’une réduction effective des consommations. »

La situation résulte d’un déficit de précipitations persistant depuis le printemps, aggravé par l’enchaînement des canicules. Selon la campagne ONDE de l’Office français de la biodiversité, le niveau des cours d’eau est le plus bas enregistré pour un mois de septembre depuis le début des mesures en 2012. Les nappes souterraines sont quant à elles au plus bas depuis 2007.