Revue de presse

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Stellantis contraint de mettre quatre de ses usines françaises à l’arrêt

20minutes.fr · 21/10/2026 · ← revue

Stellantis vient d’annoncer l’arrêt temporaire de quatre de ses cinq usines françaises pour la fin du mois d’octobre : Sochaux, Rennes et Poissy pendant une semaine, Mulhouse pendant deux semaines. Seul le site d’Hordain, dans le Nord, qui produit des véhicules utilitaires légers, est épargné. Au total, cette décision touche 8.400 salariés, soit plus d’un cinquième des effectifs français du groupe, qui percevront durant cette période 84 % de leur salaire net. En parallèle, 1.900 intérimaires seront placés au chômage technique. Mais qu’est-ce qui justifie une telle mesure ? À Sochaux et Rennes, c’est paradoxalement le succès des SUV électriques qui pose problème. Les Peugeot e-3008, e-5008 et Citroën ë-C5 Aircross à grande autonomie utilisent en effet des batteries produites par ACC, société française dont Stellantis est actionnaire. Or, la gigafactory de Douvrin, inaugurée au printemps 2024, peine toujours à monter en cadence et ne devrait atteindre sa pleine capacité, estimée à 10.000 batteries mensuelles, qu’en 2027. Les cellules disponibles sont donc distribuées au compte-gouttes, avec une priorité accordée aux Peugeot, jugées plus rentables que le Citroën. Et comme la flambée des prix des carburants liée au conflit en Iran a stimulé la demande de voitures électriques, Stellantis se retrouve dans une situation pour le moins inconfortable : les clients sont là, mais les batteries manquent pour produire les voitures.

Poissy et Mulhouse, un autre problème

À Poissy et Mulhouse, en revanche, le problème est tout autre. Ces deux usines tournent déjà au ralenti depuis plusieurs mois, et Stellantis justifie leur arrêt temporaire par une « gestion fine des stocks », autrement dit la volonté d’éviter une accumulation d’invendus. La situation est particulièrement délicate à Poissy, dont la production automobile doit prendre fin en 2027 au profit d’une activité de recyclage de pièces. Mulhouse, de son côté, assemble notamment les Peugeot 308 et 408, deux modèles dont l’avenir industriel reste à préciser. Si la production doit reprendre normalement en novembre, les difficultés d’approvisionnement d’ACC risquent, elles, de peser encore de longs mois sur les usines françaises du groupe.