Revue de presse

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« C’est le carrefour le plus dangereux de Rennes » : ce gros nœud de circulation va subir d’importants travaux

Le Télégramme · 18/10/2026 · ← revue

Il est 8 h 30, ce jeudi d’octobre. C’est l’heure de pointe pour les Rennais et Métropolitains qui se rendent à leur travail. Rue de Nantes, à hauteur du pont de la SNCF, c’est l’effervescence. Alors qu’un épais brouillard s’est abattu sur le centre-ville, ce carrefour qui relie le sud de Rennes au centre via le boulevard de la Tour d’Auvergne, est le théâtre d’un défilé constant de voitures, de bus, de cyclistes et de trottinettes électriques, le tout dans un concert de klaxons.

La rue de Nantes fait partie des « pénétrantes » de Rennes, ces grands boulevards qui relient les faubourgs au centre-ville. Ici, plusieurs lignes de bus circulent sur leur voie propre, qu’ils partagent par endroits avec les cyclistes et les électriques, à côté des voitures. Au bout de la rue, le carrefour à feux sous le pont SNCF permet de rejoindre à la fois la gare, la place de Bretagne et le secteur Mabilais via le boulevard de Guines.

« Tout le temps des coups de klaxon, des gens qui s’engueulent, c’est assez anxiogène »

Un vrai nœud de circulation source de stress pour les usagers. « C’est le carrefour le plus dangereux de Rennes, estime Aurélie, qui passe là matin et soir en voiture. En voiture, il faut faire hyper gaffe quand on se rend vers la gare car on peut couper la route des cyclistes qui arrivent dans notre dos vers le centre-ville. Il y a tout le temps des coups de klaxon, des gens qui s’engueulent, c’est assez anxiogène, d’autant que certains cyclistes se faufilent et grillent les feux ».

L’angoisse est valable aussi pour les cyclistes. Arrêtée au feu, Camille l’affirme aussi : « Ici, c’est vraiment dangereux, je fais très attention, encore plus qu’ailleurs car le carrefour est énorme et ça arrive de partout ». « Je me glisse dans un trou pour passer », avoue Matthis, lui aussi à vélo au même feu rouge. Quelques minutes plus tard, une autre cycliste, avec son enfant en bas âge à l’arrière, met pied à terre. « J’ai trop peur de passer à vélo avec mon fils ici, reconnaît-elle. Trop de voitures, trop de bus, trop de tout, j’ai peur de me faire rouler dessus, c’est plus sûr sur le trottoir. Mais je me suis fait engueuler par un piéton hier soir car j’étais sur le passage piéton avec mon vélo ».

Sept blessés et un mort entre 2019 et 2023

Un diagnostic d’accidentologie a d’ailleurs été réalisé en 2024 à la demande de Rennes Métropole, via son Observatoire de la sécurité routière. « Il fait état de sept personnes blessées et une personne décédée entre 2019 et 2023 », indique la collectivité. Qui a décidé de mener des travaux de sécurisation du carrefour. « Ils vont être engagés dès 2028 » et « permettront de préciser les aménagements à réaliser, avec un objectif prioritaire : améliorer la visibilité et la lisibilité du carrefour pour l’ensemble des usagers qu’ils soient piétons, cyclistes ou automobilistes, précise Rennes Métropole. Une attention particulière sera portée à l’aménagement d’espaces pour les piétons et les cyclistes ». Les premières études vont démarrer durant le mois d’octobre.

D’autres carrefours ont été concernés par ce type de travaux ces dernières années à Rennes, précise la Ville, notamment ceux de « Brest-Verdun-Vaneau, Alma-Clémenceau, le giratoire Porte de Tizé, Vitré-Danton-Foulon, Chateaugiron-Villebois Mareuil, boulevard Armorique-Général George Patton, Langevin-Oscar Leroux, Bignon-Hutin Degrées-Châteaugiron ».