Mouvement du 17 octobre : les images des dégradations en Bretagne [Vidéo]
Samedi 17 octobre, des dizaines de milliers de Bretons ont défilé pacifiquement pour dénoncer la vie chère, l’inflation et la précarité. Mais à la nuit tombée, ces revendications légitimes ont été éclipsées par un déferlement de violence inédit. À Brest, Rennes, Quimper et Lorient, des scènes de violences urbaines ont laissé place, ce dimanche matin, à un paysage de désolation. À Brest, plusieurs casseurs ont transformé les abords du commissariat Colbert en champ de bataille. Pendant près de quatre heures, les forces de l’ordre ont essuyé des pluies de pavés arrachés au square Mathon, faisant trente blessés dans leurs rangs. À Rennes, c’est le cœur commerçant, d’ordinaire épargné, qui a été pris pour cible. Des dizaines de vitrines, de Sephora aux Galeries Lafayette, ont été pillées, forçant même l’annulation d’une partie du Marathon Vert. La préfecture a procédé à 51 interpellations.
« La partie ne fait que commencer »
Le sud de la région n’a pas été épargné par ces violences opportunistes. À Quimper, une agence bancaire a été incendiée sur la dalle du Steïr à l’issue de violents affrontements près de la préfecture. À Lorient, la situation s’est révélée si chaotique que des riverains choqués ont dû s’interposer eux-mêmes devant des vitrines brisées pour empêcher les pilleurs de vider les rayons des magasins. Ce dimanche, l’heure est au nettoyage et au chiffrage. Les dégâts s’élèvent déjà à plusieurs millions d’euros. Face à la sidération des habitants et des commerçants qui ont vu leur outil de travail détruit, le préfet du Finistère, Louis Le Franc, a promis une riposte judiciaire implacable : « La partie ne fait que commencer ».