« Saccager BNP Paribas c’est normal » : la sortie virale d'une enseignante de Rennes 2 après les émeutes du 17 octobre fait scandale
Ce dimanche 18 octobre, au lendemain des émeutes en marge de la manifestation du 17 octobre dans de nombreuses grandes villes de France, un vif échange capturé par le média en ligne Brut fait le buzz sur les réseaux sociaux. Au centre de la conversation, place de la République à Paris, une riveraine débat avec Bettina Zourli, chargée de cours à l’Université Rennes 2 depuis la rentrée de septembre, créatrice de contenu et militante féministe.
« Évidemment que je suis pour la Révolution »
Face aux dégradations et aux pillages de nombreux commerces partout en France, la passe d'armes entre les deux femmes a eu un effet boule de neige sur les réseaux sociaux. Dans cet échange, Bettina Zourli cautionne les violences et les nombreux dégâts commis. « Une Révolution ce n’est pas dans le calme que ça arrive. Et évidemment que je suis pour la Révolution », développe l’intervenante à Rennes 2. « Saccager BNP Paribas c’est normal, poursuit la militante. C’est la source de nos problèmes ». À Quimper, une agence de cette banque a été incendiée lors du mouvement du 17 octobre.
Mais parmi les propos tenus par l’intervenante de l'Université bretonne c’est sa réaction à une intimidations à caractère sexuel qui a enflammé les réseaux sociaux. Face à cette jeune maman qui explique avoir été « menacée de viol » par des casseurs car elle était « une sale bourgeoise qui les empêchait de piller », Bettina Zourli a répondu que cette femme était « une victime collatérale ».
« Je ne suis pas responsable des menaces de viol »
Depuis la publication de la vidéo, la créatrice de contenu au plus de 70 000 followers sur Instagram a reçu des centaines de messages d’insultes. Face aux accusations de cautionner ces menaces, elle s’est défendue : « Évidemment que je condamne les hommes qui menacent de viol les femmes. Le moment capturé par Brut était simplement un moment lié à un autre débat : celui, justement, de ne pas détourner le regard de la violence initiale, écrit Bettina Zourli. J’apporte mon soutien au mouvement, à la diversité de tactiques, et non je ne suis pas responsable des menaces de viol qui n’ont sûrement rien à voir ».
Face à cette polémique, dont plusieurs députés d’extrême droite se sont emparés, c’est l’image de la faculté rennaise qui s’est retrouvée entachée. Contactée, l’Université Rennes 2 se désolidarise des propos tenus par son enseignante. "L'Université Rennes 2 a toujours résolument affirmé son refus de toutes les formes de violences. Nous ne pouvons pas contrôler l'ensemble des propos portés hors de nos murs par nos personnels. Les propos de cette enseignante ne reflètent en aucune façon la position de l'Université Rennes 2 et sont en l'espèce totalement contraires aux valeurs de notre établissement."