Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeAbonné (cookies session)Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

En Cisjordanie, un maire français violemment frappé par des colons israéliens

Les Échos · 17/10/2026 · ← revue

Par Les Echos

Des colons israéliens ont pris pour cible, samedi, un convoi de diplomates européens en visite en Cisjordanie occupée, selon un témoin et deux sources diplomatiques cités par l'AFP. Lors de cette attaque, Bernard Baudoux, maire communiste d'Aulnoye-Aymeries, dans le Nord de la France, a été violemment frappé. Des images vidéo vues par l'AFP montrent l'édile, portant une écharpe aux couleurs tricolores françaises, affaissé au sol contre une voiture. Deux personnes qui lui ont parlé ont indiqué qu'il ne nécessitait pas une hospitalisation. Le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, a « condamné fermement ces graves actes de violence », les imputant à des « émeutiers israéliens », tout en reprochant également aux consulats européens concernés de ne pas avoir coordonné la visite avec l'armée israélienne. Des voitures des missions française, belge et polonaise avaient amené des diplomates à Taybeh, un village majoritairement chrétien de Cisjordanie, lorsque des colons ont lancé un raid pour empêcher des agriculteurs palestiniens de ramasser les olives, ont rapporté des témoins. Ils ont proféré des déclarations agressives à l'encontre des diplomates avant de donner des coups de pied à Bernard Baudoux, 78 ans, selon des témoins et des diplomates qui ont confirmé l'identité de l'élu.

Journaliste blessée

Vendredi, une photojournaliste américaine expérimentée travaillant pour le Washington Post, Heidi Levine, a été blessée après avoir été rouée de coups par des colons israéliens alors qu'elle couvrait des violences contre des agriculteurs palestiniens pendant la récolte des olives, près des villages de Turmus Ayya et de Khirbet Abu Falah, en Cisjordanie occupée, selon son témoignage et des médecins. « Soudain, j'ai vu plus de 50 hommes masqués » et armés de bâtons et de barres de fer, a-t-elle raconté à des journalistes, dont l'un de l'AFP, depuis un hôpital à Ramallah où elle a été transportée. « Et puis, d'un coup, ils m'ont attaquée ». « J'avais une sacoche avec mon téléphone, et tout a fini par m'être arraché. Ensuite, ils ont essayé de me mettre debout, juste pour me refaire tomber et continuer à me donner des coups de pied », a-t-elle dit. La journaliste, qui travaille au Moyen-Orient depuis des décennies et a couvert plusieurs guerres, a expliqué s'être identifiée comme journaliste mais aussi comme « mère » pour tenter de calmer les assaillants. Elle portait un gilet pare-balles sur lequel était marqué « Presse ». Heidi Levine a ensuite été transportée vers l'hôpital israélien Beilinson de Petah Tikva, près de Tel-Aviv. Un photographe de l'AFP a assisté à son transfert d'une ambulance palestinienne à une ambulance israélienne à un checkpoint de l'armée. Selon des médecins, elle présente des fractures sur quatre vertèbres, et devra subir une opération chirurgicale.

Les Echos