Revue de presse

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Des voitures de luxe et plus de 200 000 € saisis : coup de filet contre une vitrine numérique du trafic de drogue en Ille-et-Vilaine

Le Télégramme · 16/10/2026 · ← revue

C’est un coup dur porté au narcotrafic en Ille-et-Vilaine. Mardi 13 octobre au petit matin, un impressionnant dispositif policier — mobilisant tous les effectifs de la Division de la criminalité territoriale (DCT), le RAID et une unité cynophile — a interpellé huit personnes appartenant à un réseau de trafiquants de drogue dans la région rennaise et alimentant toute la Bretagne.

L’opération judiciaire, menée sous la direction du procureur de la République de Rennes, solde plusieurs mois d’une enquête minutieuse débutée en juin et officialisée en août.

Plus de 200 000 euros saisis et du luxe sous scellés

Sur le terrain, la pêche est fructueuse. Lors des perquisitions menées aux domiciles des suspects et dans un box de la région rennaise, la brigade des stupéfiants a mis la main sur 190 000 € en petites coupures (dont un paquet de 100 000 euros emballé dans un garage dans la région rennaise), 24 000 € gelés sur des comptes bancaires, près de 3 kg de stupéfiants (résine, herbe et cocaïne), quatre armes de catégorie B avec leurs munitions, trois véhicules dont une grosse cylindrée ainsi que des vêtements de luxe.

Pour contourner la vigilance des forces de l’ordre, les trafiquants s’appuyaient sur des canaux digitaux sophistiqués. « Les investigations ont été difficiles parce qu’ils passaient par diverses messageries cryptées. Il y a eu un vrai travail opérationnel pour démanteler ce réseau », souligne le commissaire Yann Castres.

Les têtes pensantes écrouées avant leur procès

Au total, huit personnes (quatre hommes et quatre femmes) ont été interpellées. Si deux d‘ entre elles ont été remises en liberté sans poursuites, les six autres ont dû rendre des comptes à la justice : Quatre suspects sans antécédents ont été condamnés en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) à des peines allant de 10 mois de prison avec sursis jusqu’à 3 ans de prison ferme partielle.

Les deux donneurs d‘ordre — le créateur du réseau et le fournisseur présumé — seront jugés le 14 décembre prochain. L’un a été placé en détention provisoire. L’auteur a été mis sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. Une décision dont le parquet a fait appel.