Revue de presse

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Présidentielle 2027 : le centre et la droite vont-ils se laisser tenter par une primaire ?

Ouest-France · 16/10/2026 · ← revue

Le départage des sociaux-démocrates en vue de la présidentielle, qui s’est achevé par la nette victoire de Raphaël Glucksmann dimanche 11 octobre 2026, va-t-il donner des idées au centre et à la droite ? Pour l’heure, les candidatures s’y amoncellent (Gabriel Attal, Olivier Becht, Xavier Bertrand, David Lisnard, Édouard Philippe, Gilles Platret, Bruno Retailleau…), mais elles se divisent plus qu’elles ne s’additionnent.

Un calendrier

Lors de l’université de rentrée du MoDem, fin septembre, François Bayrou avait proposé un calendrier pour une éventuelle primaire « du grand fleuve central » : un premier tour à la mi-janvier, puis un second deux semaines plus tard. « Ainsi, début février, les Français auront le candidat unique qu’ils attendent pour les rassurer », » avait détaillé l’ancien Premier ministre.

Ce planning semble globalement satisfaire David Lisnard. Mais le maire Nouvelle énergie de Cannes (Alpes-Maritimes), qui a déjà obtenu ses 500 signatures pour le scrutin national, défend, lui, l’idée d’une « large compétition de la droite et du centre, y compris avec Nicolas Dupont-Aignan. Cette primaire est une évidence. Sans elle, on file droit vers le duel Le Pen-Mélenchon ».

Quel périmètre ?

Le chef de Renaissance, Gabriel Attal, soutient aussi un tel départage… mais avec un périmètre resserré. Lui, préfère ne pas aller au-delà de la droite républicaine, excluant de fait les souverainistes. Un bornage que rejette David Lisnard. « La primaire, au contraire, doit être la plus large possible, afin de susciter l’intérêt des Français, de confronter les projets et les personnalités. »

« Vote utile »

Opposé à toute idée de sélection interne (comme Xavier Bertrand), Edouard Philippe (Horizons) a adressé, il y a une semaine, un mail aux leaders de la droite et du centre afin de leur proposer « d’entamer un dialogue » début novembre. Bruno Retailleau a décliné l’invitation, préférant un débat face aux Français, permettant à chacun de défendre ses idées. Une sorte de départage devant les caméras.

« Les primaires n’ont jamais fonctionné, insiste Christophe Béchu, le codirecteur de la campagne d’Édouard Philippe. Face au danger Le Pen-Mélenchon, l’enjeu pour le centre et la droite est d’avoir un seul représentant. Ma conviction est que si les candidats ne sont pas responsables, les électeurs le seront pour eux avec un vote utile », analyse le maire d’Angers.