Revue de presse

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Les contrôleurs des bus et métros de Rennes dénoncent la « pression » imposée par la direction

Ouest-France · 15/10/2026 · ← revue

La cadence de contrôle est-elle trop intense dans les transports en commun de Rennes ? C’est ce qu’estime une partie des agents du service. Lundi 12 octobre, trente d’entre eux se sont rassemblés devant les grilles du nouveau dépôt de bus de Baud-Chardonnet, pour tenter d’interpeller la direction de Keolis et la présidente de Rennes métropole, Nathalie Appéré. Et nous étions 77 % du service en grève, assure Patrick Orhan, représentant CGT.

Si la rencontre avec l’élue n’a pas eu lieu, les agents ont cherché à faire entendre leurs revendications en faisant du bruit. Les contrôleurs dénoncent une politique du chiffre, qui aurait été accentuée depuis le 1er janvier 2026. C’est à cette date qu’a démarré la nouvelle délégation de service public attribuée à Keolis pour l’exploitation des transports.

Un nombre de contrôles en hausse

Selon la direction, en moyenne sur l’année 2026, l’objectif est fixé à 142 contrôles quotidiens contre 122 précédemment. Cela représente entre 20 000 et 21 000 contrôles par an et par contrôleur, un niveau d’activité comparable à celui observé sur d’autres réseaux de transport, indique-t-elle.

Pour les agents, cette hausse se traduit par une transformation des missions. Pour respecter les quotas, on se concentre principalement sur le métro en délaissant les bus, alors qu’une de nos missions est également d’assurer un soutien aux chauffeurs, témoigne un agent. Un autre constate également que la répartition géographique des contrôles a changé : on n’a plus le temps d’aller dans les communes périphériques, on fait du Rennes, du Rennes, toujours du Rennes. Les contrôleurs demandent à la baisse.

Nous avons privilégié, au premier semestre, les pôles d’échanges et les lignes métropolitaines traversant Rennes. Cette stratégie s’inscrit dans une logique de couverture globale du réseau et ne s’est pas traduite par une baisse des contrôles dans les autres communes, répond Kéolis. Au second semestre, nous avons poursuivi cette dynamique en déployant un plan de contrôle métropolitain sur les lignes de bus et les établissements scolaires des communes de la métropole.

La grève n’aura duré qu’une journée. Mais en attendant d’être reçus par la direction, les agents mènent des actions de débrayage quotidiennes.