Les opposants toujours mobilisés contre le projet de thalassothérapie à Larmor-Plage

Ils sont redescendus dans la rue, ou plutôt sur la plage. Dimanche 11 octobre, quelque 400 manifestants ont défilé dans les rues de Larmor-Plage pour protester une nouvelle fois contre le projet de thalassothérapie porté par le groupe Relais Thalasso. Au total 40 millions d'euros doivent être investis pour créer, à l'entrée de la plage de Kerguélen, un hôtel quatre étoiles de 130 chambres, doté d'un restaurant, mais surtout de trois bassins d'eau de mer. Le tout devrait couvrir quelque 9.000 mètres carrés, vendus « au prix de 53 euros le mètre carré, soit un niveau très inférieur au tarif du foncier local », dénonce le collectif Stop Thalasso, vent debout contre le projet.
Feu vert
Le groupe Relais Thalasso a déposé et obtenu les principales autorisations, en particulier le permis de construire, accordé par l'ancienne équipe municipale, battue aux dernières élections. En juillet, il a constitué la demande d'occupation du domaine public maritime, en cours d'instruction. Selon les opposants, dont les précédentes manifestations ont réuni jusqu'à 800 personnes, l'avenir du projet est donc entre les mains du préfet. Pour le convaincre de ne pas délivrer son feu vert, le collectif pointe l'une des problématiques majeures rencontrée dans le département : l'eau. Selon Stop Thalasso, la consommation des 200 curistes représenterait entre 30.000 à 90.000 litres par jour, auxquels s'ajouteraient « 250.000 litres d'eau de mer ».
Economies d'eau
« Et ce, à l'heure où Lorient Agglomération encourage tous les citoyens à économiser la ressource », taclent les opposants, qui pointent aussi les besoins en électricité du site, l'augmentation du trafic routier ou la gestion des eaux usées. Dans la presse locale, la nouvelle maire de Larmor-Plage a dit son opposition au projet. Tout comme plusieurs élus locaux, dont le député écologiste Damien Girard qui dénonce un « projet insensé ». A plusieurs reprises, le groupe Relais Thalasso a tenté de rassurer et de mettre en avant différentes solutions techniques permettant de limiter l'impact du site. Le département du Morbihan, comme l'ensemble de la Bretagne, reste placé au niveau « crise » du plan sécheresse.