Revue de presse

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« Personne ne devrait mourir à 30 ans d’un cancer » : il s’était lancé un défi fou à vélo, le Breton Raphaël Martin-Guiheneuc est décédé après une longue bataille contre la maladie

Le Télégramme · 13/10/2026 · ← revue

Il avait parcouru des milliers de kilomètres à vélo, se surpassant chaque jour sans jamais se plaindre ni se décourager. La maladie a malheureusement fini par le rattraper. Le Rennais Raphaël Martin-Guiheneuc est décédé ce lundi 12 octobre 2026, après une longue bataille contre un cancer du cerveau. Il venait d’avoir 30 ans.

Diagnostiqué d’une tumeur cérébrale incurable à 24 ans, cet ancien chef de projet dans une start-up parisienne s’était lancé en avril dernier un défi fou : parcourir 5 000 km à vélo pour rallier Istanbul depuis Rennes, dans le but de collecter des fonds pour l’Association pour la Recherche sur les Tumeurs Cérébrales (ARTC). Le fabricant rennais de vélos cargo Galian lui avait mis à disposition un vélo cargo à assistance électrique qu’il avait équipé pour son voyage. « On est là pour faire avancer la recherche, c’est mon combat », avait-il confié, entouré de ses proches, place de la mairie le jour de son départ.

Il racontait son voyage sur les réseaux

Sur les réseaux sociaux, il avait partagé son aventure avec une sincérité et une positivité qui avaient touché des centaines de personnes. Sa cagnotte en ligne, qui visait initialement 15 000 €, avait largement dépassé cet objectif atteignant les 26 000 €.

Son périple s’était arrêté fin juin en Bosnie, à Sarajevo, lorsque son état de santé s’était brutalement dégradé. Rentré en Bretagne pour subir une série de chimiothérapies, il gardait l’espoir de pouvoir reprendre son voyage et le terminer. La maladie ne lui en aura pas laissé le temps.

« Malheureusement, la tumeur a gagné »

« Il a toujours pensé qu’il y avait une course de vitesse entre l’avancée des tumeurs et l’avancée de la recherche », confie Sylvie, sa maman. « Malheureusement, la tumeur a gagné. Mais peut-être que la recherche gagnera bientôt pour d’autres. Il savait qu’elle n’avançait pas assez vite et manquait de moyens. Son désir était de la soutenir à sa modeste mesure, en alliant son envie de découvrir le monde et de faire des rencontres avec la capacité à collecter des fonds. »

L’association ARTC a également tenu à lui rendre hommage sur les réseaux. « Raphaël était une personne formidable, avec un sourire à toute épreuve. Nous sommes très touchés de son départ et retiendrons ce sourire et ses rêves plein la tête. Merci d’avoir illuminé nos réunions et d’avoir fait rayonner l’ARTC jusqu’à des milliers de kilomètres. Une nouvelle étoile qui nous pousse à ne jamais lâcher le combat. Personne ne devrait mourir à 30 ans d’un cancer du cerveau. »