Revue de presse

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« Une ignominie, une école du vice » : Jean-Luc Mélenchon demande l’abrogation de Parcoursup

Ouest-France · 11/10/2026 · ← revue

Un hasard du calendrier ? Non, évidemment. Plutôt une stratégie savamment orchestrée. Au lendemain du meeting lyonnais de Gabriel Attal (Renaissance) devant deux mille soutiens, et juste avant les résultats de la primaire des sociaux-démocrates, Jean-Luc Mélenchon a réuni dix mille personnes au Zénith de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), dimanche après-midi. L’occasion pour le candidat LFI à la présidentielle, sans encore dévoiler son programme éducatif, de parler de et à la jeunesse, en plein mouvement de colère des lycéens qu’il soutient et accompagne.

« Lâchez dix milliards »

Juste avant la prise de parole du leader insoumis, deux élèves de terminale, Assia et Marouan, sont montés sur scène pour décrire leur quotidien scolaire, « le manque d’enseignants, des locaux insalubres […] ». Ils disent vouloir se faire entendre et appellent à la mobilisation générale. « Aidez-nous à changer les choses. Nous avons un mot d’ordre : M. Lecornu, lâchez dix milliards pour nos bahuts ! Parents, professeurs, citoyens, rejoignez nos cortèges », ont lancé les deux adolescents… sous les applaudissements de Jean-Luc Mélenchon saluant un mouvement « d’une grande maturité ».

« Mettre un terme à la sélection »

Pour le candidat insoumis, la jeunesse ne s’agite pas sans raison. « Cette lutte est fondamentale pour notre patrie, notre avenir à tous ». Selon lui, il est « extraordinaire qu’au quart de tour », la mobilisation soit d’abord partie des banlieues et des quartiers populaires « où l’on n’a pas d’autre ascenseur social que les études. Il faut mettre un terme au règne de l’argent. Nous sommes pour l’éducation, l’acquisition des savoirs, pas pour la sélection à l’université. Nous refusons la marchandisation organisée depuis le sommet de l’État ».

« Une école du vice »

S’en prenant, ensuite, à Jean-Michel Blanquer, Gabriel Attal et Edouard Philippe, responsables à ses yeux du malaise des lycéens, le leader LFI réclame l’abrogation de Parcoursup, « cette ignominie, cette école du vice, qui a laissé cette année 100 000 étudiants sur le carreau […]. La France a besoin d’une matière grise bien cultivée pour avoir un avenir. » Jean-Luc Mélenchon propose, par ailleurs, d’instaurer le droit de vote dès l’âge de seize ans. « Il changera tout, notamment le devoir de respect à l’égard des jeunes ». Un serpent de mer, régulièrement sorti à chaque élection, mais qui n’a jamais encore vu le jour.