Votre maison risque-t-elle de se fissurer à cause de la sécheresse ? Vérifiez-le grâce à notre moteur de recherche
Un été très sec suivi de pluies risque-t-il de menacer les murs de votre propriété ? Le risque existe en de nombreux endroits en Bretagne. Ce risque, c’est le retrait-gonflement d’argiles, dont la manifestation la plus concrète concerne des fissures qui apparaissent sur les murs d’un bâtiment après une alternance de périodes sèche et humide. Il existe sur plus de la moitié du territoire de la Bretagne. 1,3 million d’habitants y sont exposés, à des degrés divers.
Découvrez le niveau de risque retrait-gonflement à votre adresse
Sa répartition est inégale : moins marqué à l’Ouest, ce phénomène est, au contraire, un risque important dans plusieurs territoires de l’est de la région. Et près de chez vous ? La carte du risque par commune donne un aperçu de ces écarts. L’échelon de la ville n’est pourtant pas le plus précis : un pâté de maisons peut se trouver en zone à risque modéré ou fort alors que tout le reste de la commune est en risque faible. Comment le savoir ? L’outil de recherche que nous vous proposons ci-dessous vous permet de renseigner une adresse précise et de consulter le niveau de risque retrait-gonflement des argiles qui y est associé :
D’où viennent ces niveaux de risque ? Une carte nationale du niveau de risque d’exposition au phénomène est élaborée, depuis 2019, par le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Ce zonage est utilisé par le ministère de la Transition écologique pour proposer une consultation du risque à une adresse précise.
Comment peut-on donner une réponse adresse par adresse ? L’outil interactif ci-dessus récupère le point de coordonnées géographiques de l’adresse renseignée, à partir de la base adresse nationale. Ces coordonnées sont ensuite transmises à la plateforme officielle Géorisques, qui permet à toute personne de consulter les risques associés à une adresse. La commune associée à l’adresse est également récupérée pour identifier le niveau de risque global qui lui est attribué et renvoyer vers son bilan.
Comment est calculé ce risque ? La nature du sol d’un terrain est le premier critère d’évaluation du risque. La présence de formations argileuses et marneuses ainsi que le degré de sensibilité de ces formations au retrait et au gonflement (le phénomène d’éponge) constituent le premier niveau d’évaluation. Deuxième élément pris en compte : l’environnement hydrologique. La présence d’étendues d’eau à profondeur faible, notamment des nappes phréatiques ou eaux souterraines peu profondes, peut constituer un facteur de prédisposition. Elles peuvent faire varier plus fortement la teneur en eau dans le sol. D’après cette cartographie, 24 % du territoire de l’Hexagone est en zone de susceptibilité moyenne ou forte. Troisième critère davantage pris en compte depuis 2026 : les sinistres déjà connus, à partir des données sur des bâtiments déjà abîmés par ce phénomène de retrait-gonflement d’argile, remontées dans le cadre du dispositif catastrophe naturelle auprès de la Mission Risques Naturels (MRN). Avec cette prise en compte, le risque moyen ou fort couvre 48 % du territoire de l’Hexagone.
Des facteurs de risques spécifiques à mon adresse peuvent-il exister ? Oui. La carte nationale de zonage du risque retrait-gonflement des argiles s’appuie sur les données disponibles qui concernent la nature du sol et l’exposition connue à ce phénomène. Des éléments spécifiques à une maison (structure, pente du terrain, végétation) mais aussi à d’autres risques liés à une situation ponctuelle (fuite d’eau d’une canalisation enterrée, végétation qui absorbe l’eau, mauvais entretien des gouttières) peuvent accentuer le risque. Une maison en zone à risque fort ne subit donc pas automatiquement ce phénomène, tout comme une maison en risque faible peut être affectée par ses conséquences. La date de construction du bâtiment, par exemple, peut jouer un rôle. En particulier, les maisons individuelles construites sur des fondations superficielles sont les plus vulnérables au phénomène.