Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass BPC (navigateur) [cookies périmés]Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Mobilisation des lycées : « L’appel des élus de l’agglomération relève de l’hypocrisie », selon LFI et le PCF

Ouest-France · 10/10/2026 · ← revue

Cet appel exprimé par les 19 élus de Lorient Agglomération et leur président, Fabrice Loher, relève de l’hypocrisie. Maëla Coho, Alexandre Scheuer et Vincent Le Tertre, membres de LFI, ont réagi samedi 10 octobre, au lendemain de l’appel au gouvernement lancé vendredi par ces mêmes élus, afin que le gouvernement réponde aux demandes exprimées par les lycéens.

« Il n’est pas sur le terrain comme nous le sommes »

Dès le premier jour et dès 7 h, indique Alexandre Scheuer, nous étions, avec les membres des syndicats de l’Éducation nationale, aux côtés des lycéens afin de veiller sur eux, de les protéger lors de leur mobilisation. Nous étions avec eux, comme l’était aussi le député Damien Girard. Nous avons écouté leurs revendications sans pour autant avoir cherché à « piloter de mouvement, comme certains le prétendent. On nous attribue un pouvoir que nous n’avons pas…

Les membres de LFI estiment que l’expression des lycéens est la réponse à la violence d’un gouvernement qui n’a pas mesuré le malaise et l’angoisse des jeunes. La réponse de 3 000 professeurs titulaires remplaçants, dont beaucoup dans des spécialités qui ne sont pas les leurs et sortis par miracle du chapeau, ne va pas stopper la détermination des lycéens. LFI déplore aussi que le maire de Lorient n’ait pas fait le nécessaire pour élaborer des temps d’échange avec les lycées. Il n’est pas sur le terrain comme nous le sommes. Nous le serons à nouveau la semaine prochaine.

« Être aux côtés des lycéens »

De leur côté, les sections PCF de Lanester, Lorient, Hennebont, Ploemeur, s’étonnent de la démarche des élus de Lorient agglomération.

« Beaucoup, décrit le PCF, ont, depuis 2017, affiché leur proximité avec Emmanuel Macron, appelé à voter pour lui, ou participé, même brièvement, au gouvernement Barnier. Or, la colère des lycéens vient de loin. Classes de 30 à 35 élèves, professeurs non remplacés, emplois du temps intenables, bâti dégradé : s’accumulent depuis des années, au rythme des suppressions de postes et de la baisse des moyens, notamment pour les régions (- 1,7 milliard d’euros de dotations en deux ans), qui ont ralenti, voire empêché, les travaux nécessaires dans les lycées. Ils ont donc considéré que les suppressions de postes étaient justifiées. »

Comment, poursuit le PCF, ne pas deviner l’opportunisme derrière cette déclaration. Si ces 19 élus pensent ce qu’ils disent, ils peuvent le démontrer en s’opposant publiquement aux suppressions de postes et aux coupes budgétaires qui touchent l’école, en soutenant les moyens que les régions réclament pour les lycées, et en se joignant aux lycéens, aux parents et aux personnels dans la rue le mardi 13 octobre. Nous, nous y serons.