Revue de presse

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« La cantine a un rôle d’éducation alimentaire » : le « Grand repas » s’est invité dans les écoles du Pays sabolien

Ouest-France · 09/10/2026 · ← revue

Jeudi 8 octobre 2026, à l’heure du déjeuner dans la salle de la cantine de l’école Marcel-Pagnol de Courtillers, non loin de Sablé-sur-Sarthe, Candice ne laisse pas une goutte du velouté de potimarron servi avec du pain doré au beurre safrané dans son assiette. Il n’y a pas besoin de demander à l’élève de maternelle si elle a apprécié, elle met carrément la langue avant d’enchaîner sur un poulet croustillant pané aux corn-flakes, maïs et pommes de terre rôties additionnées d’un ketchup de betterave.

À voir la bouille de la quarantaine de gamins présents à la cantine, il était bon le menu concocté par le chef manceau Valentin Barbera et mis en application en cuisine par David Landeau, le chef cuistot de La cuisine de chez nous , que l’on appelait encore il y a peu la cuisine centrale de Sablé-sur-Sarthe.

Nous avons été obligé de faire quelques adaptations ,notamment en lien avec la liaison froide et la question de la mise en température, explique David Landeau. On a préparé 1250 repas servis aux enfants des différentes cantines du Pays sabolien mais aussi des résidences autonomie. On a cette chance d’être sur un territoire relativement riche côté production et j’ai surtout une équipe de collaborateurs qui sont capables de le mettre en œuvre et qui ont aussi l’envie. On a beau être une cuisine centrale, nous avons des possibilités de proposer de bonnes choses et différentes.

Reprise en régie depuis plus de deux ans, La cuisine de chez nous participe pour la deuxième fois au « Grand repas », initiée par l’association éponyme qui revendique le million de repas servis en 2026 à cette occasion. Nous étions dans une démarche de rupture. Auparavant, la cuisine centrale fonctionnait avec une délégation de service à la société Sogeres, souligne July Chevé, la directrice de la vie associative, citoyenne et moyens transversaux au Pays sabolien. On a voulu tirer un trait sur le passé et en s’associant au Grand repas, on a voulu démontrer que nous étions capables de faire des repas de qualité. C’est aussi un projet de territoire en lien avec le Pays Vallée de la Sarthe.

« Notre marge de progression est importante »

Aujourd’hui, en termes de qualité, La cuisine de chez nous affiche un taux de 32 % pour 50 attendus. Ce taux était à 23 % en 2025, pointe David Landeau. Pour le bio, nous affichons 16 % alors que nous n’étions qu’à 9 % l’an passé. Notre marge de progression est importante.

La cuisine de chez nous a une mission, comme l’a rappelé Philippe Rebello, le maire de Courtillers. Nous échangeons beaucoup avec David Landeau sur les préoccupations de la cantine, souligne celui qui a succédé à Dominique Leroy. À mon sens, la cantine a un rôle d’éducation alimentaire. Cela a trop longtemps été négligé. Je continuerai à supporter la cuisine de chez nous.