Revue de presse

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Blocus des lycées. Des élus de Lorient agglo appellent le gouvernement à « répondre aux demandes exprimées »

Ouest-France · 08/10/2026 · ← revue

Il est temps de répondre politiquement ! Après une nouvelle journée de mobilisation lycéenne marquée par de nouvelles violences à Lorient (Morbihan), ce jeudi 8 octobre 2026, dix-neuf élus de Lorient agglomération, dont son président Fabrice Loher, appellent le gouvernement à répondre aux demandes exprimées par les lycéens. Comment ? En apportant des réponses de court terme sur la désignation de professeurs principaux dans les classes qui en sont dépourvues, en réformant Parcoursup et en s’engageant dans un plan d’investissements coordonné entre l’État et les Régions pour répondre aux situations bâtimentaires les plus urgentes.

« Pas de la compétence des élus locaux »

L’intervention du Premier Ministre mercredi soir n’a manifestement pas suffi à calmer les esprits», regrettent ses signataires qui confient leur dénuement face aux débordements qu’ils dénoncent. Les élus locaux ne sont pas forcément en première ligne sur le plan des compétences exercées et des engagements à prendre. Mais nous sommes préoccupés par la dégradation rapide du climat social sur nos territoires. Mobilisés pour assurer la sécurité des jeunes lycéens comme de l’ordre public aux côtés des forces de l’ordre, ils estiment que la seule solution ne peut être la fermeture physique des établissements et la tenue des cours en distanciel ».

« Les établissements doivent demeurer des lieux de sécurité »

Dans le Morbihan, nous resterons pleinement mobilisés pour que nos établissements scolaires demeurent des lieux de sécurité, de respect et de transmission des valeurs de la République, ajoute le président du conseil départemental, David Lappartient. Par communiqué lui aussi, il exprime son soutien aux forces de l’ordre et à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale et ajoute que le droit de manifester est une liberté fondamentale de notre République. Mais cette liberté ne saurait justifier les intimidations, les violences, les intrusions ou les dégradations. L’autorité de l’État, la sécurité de nos enfants et le respect de celles et ceux qui les accompagnent ne sont pas négociables.

Même fermeté du côté des élus de la Région Bretagne et du sénateur Simon Uzenat qui, eux aussi, ont cosigné un communiqué de soutien dans la soirée dans lequel ils « condamnent sans réserve ces violences intolérables, menaces et dommages, qui devront être très fermement sanctionnés ».