Mouvement lycéen : le préfet du Morbihan appelle au calme

Lesage, Charles de Gaulle, Jean Guéhenno, à Vannes, Colbert ou Saint-Louis à Lorient, Notre-Dame de la Paix à Ploemeur, Emile Zola à Hennebont… Au total, 17 lycées du Morbihan ont gardé leurs portes fermées, ce mardi 6 octobre, pour prévenir d'éventuels troubles en marge de la mobilisation lycéenne. Dans le département, la journée de lundi a été marquée par de nouvelles manifestations, qui selon la préfecture ont rassemblé un « millier de participants ».
Débordements
Malgré le passage des enseignements en distanciel dans six établissements, « de nombreuses exactions et atteintes à l'ordre public ont été constatées à l'occasion des rassemblements », déplore la préfecture. Le bilan fait état d'incendies de mobilier urbain, dont 18 poubelles, mais aussi de tirs de fumigènes et de mortiers, de jets de projectiles, ou d'arrachage de panneaux de signalisation. 8 interpellations ont été réalisées pour des dégradations ou pour dissimulation de visage. Par chance, aucun blessé n'est à déplorer à l'issue de cette journée, durant laquelle « les forces de sécurité ont noté la présence d'éléments extérieurs au mouvement lycéen qui ont contribué à provoquer une montée des tensions », selon la préfecture.
Appel au calme
Pour prévenir tout nouveau problème, le préfet a pris un nouvel arrêté interdisant tout rassemblement aux abords immédiats des établissements concernés, ainsi que le transport de produits ou d'objets dangereux. Michaël Galy, préfet du département, a également rappelé que ces violences, comme les outrages, sont passibles de poursuites pénales : cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour la destruction d'un bien public, 15.000 euros d'amende pour une participation à un rassemblement interdit. « L'espace numérique et les réseaux sociaux ne constituent pas des zones de non-droit », a redit le préfet, qui a condamné « fermement » les violences et les dégradations. « Les violences et les dégradations n'ont pas leur place aux abords des établissements scolaires. Le dialogue doit prévaloir et le retour au calme doit être immédiat », a déclaré Michaël Galy.