Revue de presse

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« C’est l’âme du quartier » : près de Concarneau, inquiets de l’avenir de l’école, les parents d’élèves se mobilisent

Ouest-France · 06/10/2026 · ← revue

Lundi 5 octobre 2026, à l’issue du conseil municipal de Melgven (Finistère), les parents d’élèves de Cadol se sont rassemblés sur la place de la mairie pour dire leur attachement à leur école.

Un échange d’idées mercredi

Le comité de soutien Avec Cadol invite le public à participer à un temps d’échange sur le site de l’école, mercredi 7 octobre 2026, de 10 h à 12 h 30 et de 17 h à 19 h 30. Une boîte à idées sera installée, indique Dominique Bernard, co-présidente d’Avec Cadol.

L’école de Cadol, ce sont soixante-neuf élèves, de la maternelle au primaire, répartis en trois classes avec trois institutrices. Autour de l’école, ce sont aussi des couples qui se sont installés dans la perspective d’y scolariser leurs enfants, précise Pierre Rivière, président de l’association des parents d’élèves de Cadol.

Le quartier continue de grandir, avec notamment vingt-six lots qui se construisent. Des couples vont s’y installer, des naissances sont à venir, évoque Dominique Bernard, la co-présidente du comité.

Camille Boussidan rappelle qu’elle réside à Cadol depuis neuf ans avec son époux et leurs deux enfants, scolarisés en maternelle et en primaire. On prévoit de les inscrire plus tard au collège Pensivy, à Rosporden. Aujourd’hui, la seule raison qui nous incite à ne pas nous rapprocher de la mer, c’est la présence de l’école, souligne la mère de famille, d’origine brésilienne.

Philippe Petit, père de famille, renchérit : Dans un contexte de crise lié à la hausse des carburants, les habitants de Cadol, comme moi, accompagnent leurs enfants à pied à l’école. Si le site de Cadol disparaît, je scolariserai mes enfants à Rosporden.

L’âme du quartier

Pour les parents, le site de Cadol présente un avantage sur le plan pédagogique. C’est du multiniveau très inclusif. Avec vingt-trois élèves par classe, un élève en difficulté peut être rapidement pris en charge par une assistante d’éducation, souligne une mère de famille.

Que signifierait la disparition de l’école ? La fin d’un lieu de rencontres, le dernier de Cadol. C’est l’âme du quartier, souligne Pauline, membre de l’association des parents d’élèves et mère de deux enfants scolarisés à Cadol. Les parents s’interrogent aussi sur la démarche engagée. Une étude a-t-elle été réalisée afin de savoir s’il y a une réelle possibilité d’intégrer les élèves de l’école de Cadol au site du bourg ? demande un parent d’élève.

Pour rappel, la maire, Catherine Esvant, a adressé un courrier aux parents d’élèves des écoles Cadol et Paul Gauguin pour les convier à une réunion publique lundi 12 octobre, à 19 h, à la salle polyvalente de la commune.