Blocus des lycées. « Le personnel de direction est réuni et uni » : à Nantes les proviseurs parlent d’une seule voix
C’est inédit à Nantes. Un signe que la situation est exceptionnelle. Commentaire partagé par les proviseurs et personnels de direction du public et du privé de la métropole nantaise qui se sont retrouvés en cette fin de journée devant la façade calcinée du lycée Mandela.
Ils étaient une quarantaine dont Giovanni Colavecchi, proviseur du lycée Mandela, qui a lu le texte construit collectivement. Le personnel de direction est réuni et uni, mais les mots choisis voulaient exprimer son état de sidération où se mêlent tristesse, inquiétude et sentiment d’impuissance face aux violences commises ».
« Que le dialogue reprenne »
Quelques dizaines de lycéens et lycéennes de l’établissement ont entendu le chef d’établissement leur formuler ses premières pensées, à eux qui ont été confrontés à ces violences, qui ont vu leur établissement dégradé ou saccagé.
Il convenait de rappeler le principe qui les anime : La parole des lycéens a toute sa place dans nos établissements. Sur le fond, tout le monde s’accorde pour que ce lieu d’éducation soit aussi un lieu de débat, d’engagement et d’exercice de la citoyenneté ».
Les proviseurs renvoient vers les Conseil de la vie lycéenne qu’ils ont commencé à relancer. Les élections des élus de ces instances sont prévues dans quelques jours. Les directeurs sont conscients qu’il y a urgence à ce que le dialogue reprenne mais sur la forme que pourraient prendre les mesures revendiquées, ils réaffirment qu’ils n’ont pas vocation à prendre parti dans le débat politique ».
Des lycéens croient d’ailleurs peu dans la force de ses instances locales, mais jugent qu’il faut désormais passer à un niveau au-dessus, celui de l’État. Ce ne sont plus les directions qui pourront nous aider ».