Revue de presse

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Blocus des lycées : le député LFI Paul Vannier saisit la justice après des témoignages de violences policières

Ouest-France · 05/10/2026 · ← revue

Le député LFI du Val-d’Oise Paul Vannier a annoncé ce lundi 5 octobre 2026 avoir saisi le parquet de Pontoise après avoir recueilli des témoignages faisant état, selon lui, de violences policières contre des lycéens mobilisés dans sa circonscription. Celle-ci a été marquée, jeudi 1er octobre 2026, par la blessure à l’œil d’un adolescent de 16 ans, à la suite d’un tir de lanceur de balles de défense (LBD) à Argenteuil (Val-d’Oise). Le lycéen « a été visé […] à une distance extrêmement courte », assure ce lundi Paul Vannier.

« Répression policière sur des enfants »

« Je n’ai jamais assisté à un mouvement aussi puissant, aussi clair dans ses revendications et je n’ai en même temps jamais assisté à une répression policière aussi importante sur des enfants », a dénoncé le parlementaire d’Argenteuil-Bezons à la veille d’un acte III du mouvement, mardi 6 octobre 2026, auquel se joindront les syndicats.

Coups de matraque au visage, menaces, injures… l’élu insoumis a effectué un signalement au procureur de Pontoise, au titre de l’article 40, qui impose aux agents publics de signaler tout crime ou délit constaté dans l’exercice de leurs fonctions. Le député a recueilli les témoignages de plusieurs adolescents relatant des violences subies lors d’interventions des forces de l’ordre, selon ce document consulté par l’AFP.

Un lycéen blessé à l’œil à Argenteul

En conférence de presse, l’élu montre aux journalistes une photographie concernant l’adolescent blessé à l’œil le 1er dans sa circonscription. On peut voir le haut du visage tuméfié et ensanglanté de l’adolescent : « Il est aujourd’hui encore hospitalisé. Les médecins ne savent dire à cette heure s’il va perdre ou non l’usage de son œil », a-t-il ajouté. Le parquet a ouvert une enquête confiée à l’IGPN - la police des polices - à la suite de ces faits.

« Le procureur de la République de Pontoise a évoqué une distance de 20 mètres (entre le policier et le lycéen). La famille, ce matin encore, m’indiquait que cette distance était comprise entre 5 et 10 mètres », rapporte Paul Vannier.

Rappelant « les revendications parfaitement légitimes » des adolescents concernant des bâtiments scolaires « extrêmement dégradés », « des emplois du temps à rallonge », l’élu a également évoqué Parcoursup « qui épuise et stresse psychologiquement les lycéens ».

Paul Vannier a demandé « au gouvernement de faire cesser cette escalade policière dans la répression d’un mouvement lycéen absolument tranquille et revendicatif ».