« Même pas en rêve » : le camp Glucksmann rejette la main tendue par Gabriel Attal aux électeurs sociodémocrates
L’initiative lancée par Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle, a peut-être déjà fait flop. Dans un entretien au Parisien, l’ancien Premier ministre avait dit vouloir un vrai et large rassemblement en vue de 2027 rassemblant des électeurs de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine.
Une main tendue que l’entourage de Raphaël Glusckmann s’est empressé… de ne pas saisir. Et l’héritier du macronisme tenta d’inventer… le macronisme, a ironisé sur X le patron des députés PS Boris Vallaud.
« Une rupture totale »
Les Français attendent une rupture totale avec les 10 dernières années, sur le projet pour le pays comme sur la manière de gouverner. Cette rupture, nous la mènerons avec nos camarades écologistes et communistes, a-t-il plaidé, appelant Gabriel Attal à laisser Raphaël Glucksmann en dehors de ses coups de communication.
Dans ses déclarations, Gabriel Attal avait cité nommément des électeurs tentés par Raphaël Glucksmann. Un signal clair mais aussi embarrassant pour le leader de Place publique, à qui est régulièrement intenté un procès en macronisme par ses adversaires politiques, à commencer par ceux qu’il affronte dans la primaire de la gauche sociale-démocrate.
« Même pas en rêve »
Cette coalition, même pas en rêve, a lancé le sénateur écologiste Yannick Jadot, lui aussi soutien de Raphaël Glucksmann. Car ce dernier porte la rupture avec 10 années d’incurie, d’incompétence, d’arrogance, de cynisme, d’injustice sociale et de déni climatique, a-t-il fait valoir.
Quant au député Place publique Sacha Houlié, ancien macroniste, il a répondu à Gabriel Attal que les projets politiques que nous présenterons aux Français sont à l’opposé l’un de l’autre. Nous portons une ligne claire qui exclut définitivement toute entreprise loufoque de cette nature, a-t-il renchéri.
Côté droite, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi écarté tout rapprochement, en fustigeant sur X le macronisme saison 3. Ce sera sans nous, a-t-il assuré.