Blocage des lycées. « Nous sommes mobilisés pour ne rien laisser passer », assure Soizic Perrault, maire de Pontivy
Le mouvement de blocage des lycées n’a pas atteint Pontivy (Morbihan) la semaine dernière. Mais sur les réseaux, des appels à la mobilisation laissent penser que des mouvements sont prévus lundi 5 et mardi 6 octobre 2026 dans des établissements de la cité napoléonienne. L’équipe municipale a anticipé. Soizic Perrault, maire, a également pris la parole sur les réseaux pour dénoncer les violences commises dans plusieurs villes. Elle appelle également les parents à sensibiliser leurs enfants.
Vous avez pris la parole sur les réseaux au vu des probables mouvements du début de semaine. Êtes-vous inquiète ?
Pour l’instant, nos lycées ont été préservés. Mais nous sommes très vigilants, nous sommes sur le pont. Il y a eu des actes ahurissants dans d’autres villes. Nous travaillons en lien étroit avec les gendarmes et la préfecture. Nous avons pris des mesures. Nous serons présents dès demain (lundi) matin.
Quelles mesures ? La présence de gendarmes dès lundi matin devant les lycées ?
Je ne peux pas tout dévoiler pour des raisons de sécurité. Les services techniques sont mobilisés et oui, il y aura du bleu (des gendarmes, N.D.L.R.) Il y a des personnes et également du mobilier urbain à protéger. J’ai aussi pris la parole sur les réseaux sociaux. J’en appelle aux familles, aux parents pour qu’ils parlent avec leurs jeunes des conséquences de leurs actes, pour qu’ils leur fassent une piqûre de rappel.
Je ne confonds pas les casseurs avec la jeunesse de Pontivy mais ils peuvent embrigader nos jeunes et ce genre de comportement ne peut amener qu’au pire. — Soizic Perrault, maire de Pontivy
Néanmoins, vous comprenez qu’ils ont le droit de manifester ?
Bien sûr qu’ils ont le droit de revendiquer. Et je ne confonds pas les casseurs avec la jeunesse de Pontivy mais ils peuvent embrigader nos jeunes et ce genre de comportement ne peut amener qu’au pire. Nous sommes mobilisés pour ne rien laisser passer. Il y aura un gros dispositif.
Quant aux motifs, il y en a de légitimes, mais à Pontivy, il y a tout pour bien réussir. Ce n’est peut-être pas parfait partout, certaines salles méritent peut-être mieux. Les lycéens ont le droit de ne pas être contents pour des motifs sérieux mais quand je vois que certains se plaignent de journées qui vont de 8 h à 18 h, je me dis que le goût de l’effort et les valeurs de l’école se perdent.