Revue de presse

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Un homme mis en examen pour non-assistance à personne en danger après la mort de sa femme en Ille-et-Vilaine

Le Télégramme · 04/10/2026 · ← revue

Le mari qui avait découvert le corps de sa femme avait prévenu la sœur de celle-ci qui avait à son tour alerté la gendarmerie de Châteaugiron. Les premiers éléments avaient laissé apparaître que le mari avait constaté le décès de sa femme à 6 h du matin, et qu’il aurait ensuite nettoyé la chambre de son épouse ainsi que les sanitaires et vidé l’ensemble des affaires présentes dans la chambre. Ce n’est qu’après cela qu’il aurait prévenu sa belle-sœur et le médecin de famille. « Compte tenu de cette chronologie peu habituelle, de suspicions de maltraitance évoquée par la sœur de la défunte, d’une précédente plainte, classée sans suite en 2022 et d’un signalement de 2026, un magistrat du parquet de Rennes s’est déplacé sur les lieux, a demandé l’ouverture d’une enquête pour homicide conjugal et modification d’une scène de crime, confiée à la brigade des recherches de Vitré, décidé du placement en garde à vue du mari et ordonné une autopsie » explique le procureur de la République de Rennes Frédéric Teillet.

« L’hypothèse du meurtre écartée »

L’examen médical post-mortem n’a cependant pas révélé de lésion susceptible d’établir que le décès avait un lien avec l’intervention d’un tiers. Pour l’heure les causes du décès demeurent encore inconnues et des analyses complémentaires (toxicologique et anatomopathologique) devraient être pratiquées. De son côté le mari explique « être parti la veille au travail à 6 h alors que sa femme était toujours en vie ». Sa femme étant restée dans sa chambre le soir, il n’aurait découvert son corps qu’à 6 h le lendemain. La victime souffrait d’autre part de problèmes de santé et des traces de sang ont été relevées au domicile du couple malgré le nettoyage effectué. « Si l’autopsie écarte l’hypothèse du meurtre ou des violences ayant entraîné la mort, ces derniers éléments laissent penser que la victime a souffert d’une hémorragie avant son décès, et par conséquent que son conjoint ne lui a pas porté secours » souligne le procureur. Au vu de ces éléments une information judiciaire a été ouverte samedi par le parquet pour « non-assistance à personne en danger et violences habituelles par conjoint ». Le mari a été placé sous contrôle judiciaire avec notamment l’interdiction de se rendre sur la commune de sa résidence.