Revue de presse

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Blocages des lycées : le préfet de police de Paris promet une « réponse ferme » en cas de troubles à l’ordre public

Ouest-France · 03/10/2026 · ← revue

« Manifester est un droit. La violence n’en est pas un. » Le préfet de police de Paris Patrice Faure s’est exprimé sur la mobilisation liée aux blocages des lycées, dans une lettre ouverte publiée sur X samedi 3 octobre 2026.

« Les aspirations de notre jeunesse ont évidemment toute leur place dans le débat public et doivent pouvoir être entendues quand elles se font jour », a affirmé le préfet de police, précisant que « c’est le rôle des forces de l’ordre, sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, de permettre aux manifestations de se tenir en sécurité ».

« Nous interviendrons tant qu’il le faudra »

Patrice Faure dénonce toutefois les dégradations d’établissements et de mobiliers urbains constatées cette semaine lors des journées de mobilisation. Le préfet de police pointe également les agressions « d’enseignants ou de policiers » et adresse son « plein et entier soutien » aux forces de l’ordre mobilisées.

Il précise ainsi avoir demandé aux policiers sous son autorité « d’intervenir systématiquement en cas de troubles à l’ordre public, afin de les faire cesser ». Les forces de l’ordre « le font et elles le font avec fermeté et exemplarité », ajoute le préfet de police, avant de préciser : « Nous interviendrons tant qu’il le faudra. » Il assure que les personnes troublant l’ordre public seront traduites en justice « afin qu’elles puissent répondre de leurs actes ».

Un appel à retrouver « des formes d’actions pacifiques »

Patrice Faure appelle à un retour à « des formes d’actions pacifiques » et estime qu’il est « de la responsabilité de tous les parents de faire entendre raison à leurs enfants et de leur signifier par quels moyens ils peuvent porter légitimement leurs revendications ».

Depuis lundi, environ 5 000 personnes, pour la plupart des adolescents, ont été interpellées dans tout ‌le pays et des dizaines d’autres ont été blessées.

Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a pour sa part tenté de calmer la mobilisation dans les lycées en France ‌en recevant, vendredi, les représentants de syndicats étudiants, qui ont fait part de leur déception et appelé à poursuivre leur mouvement.