Revue de presse

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« Les maires ont besoin de liberté pour agir » : discours offensif au Carrefour des communes du Finistère, à Brest | Le Télégramme

Le Télégramme · 01/10/2026 · ← revue

Aux Ateliers des Capucins, à Brest, privatisés pour l’occasion, la onzième édition du Carrefour des maires du Finistère s‘est ouverte par une première conférence sur la crise de la ressource, puis par l’inauguration de la place éphémère Louis-Caradec. « Nous avons souhaité partager avec vous un moment particulier, un moment de mémoire et surtout un moment de reconnaissance », a souligné Dominique Cap, président de l’Association des maires et des présidents d’EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) du Finistère (AMF 29).

Durant l’événement, la place centrale du village porte le nom de Louis Caradec, maire de Plougonvelin pendant 25 ans et président de l’AMF 29, de 2001 à 2008. Initiateur de ce rassemblement il y a 23 ans avec Isabelle Lannuzel, directrice historique de l’AMF 29, Louis Caradec, qui est décédé durant l’été 2025, « avait compris, avant beaucoup d’autres, combien les élus avaient besoin de se rencontrer, de partager leur expérience et parfois simplement de ne pas être seuls face aux difficultés », a rappelé Dominique Cap.

« Les artisans, les ouvriers des communes »

Face à la conjoncture politique et économique, Stéphane Roudaut, le maire de Brest a appelé les édiles à la cohésion : « Nous devons tenir bon et faire bloc avec l’État, la Région, le Département au moment où le pays vit une période charnière. Vous êtes les artisans, les ouvriers des communes ». Un esprit d’équipe également souligné par Dominique Cap envers le maire de Brest : « Merci à François Cuillandre qui a toujours soutenu sans faille le Carrefour. C’est lui qui a eu l’idée des Capucins ».

« Les maires ont besoin de confiance et de liberté »

Projetant les élus vers les défis du mandat, le président de l’AMF 29 a rappelé la place centrale de la mairie, « première porte qui s’ouvre », incarnant « toute la force de la commune et la responsabilité du maire. Nous avons six ans pour agir. Ces six années ne seront pas simples, a prévenu Dominique Cap. Les maires ont besoin de confiance pour construire, investir ».

Dans des temps plus flous que jamais pour les finances et la gestion locales, le président de l’association a réclamé des marges de manœuvre : « Les maires ont aussi besoin de liberté pour agir. Dans un contexte incertain. Mais chaque mandat est compliqué ». Dominique Cap est bien placé pour le savoir, lui qui en est à son cinquième.