Revue de presse

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« Des casseurs se sont introduits dans certains lycées » : ce qu'il faut retenir de la mobilisation de ce jeudi à Rennes

Le Télégramme · 01/10/2026 · ← revue

• Après deux jours de contestation sur le manque de moyens et les conditions d'études dans les lycées, le mouvement s'est amplifié à Rennes. Dès l'aube ce jeudi, plusieurs barrages ont été mis en place devant les lycées Jean-Macé, Joliot-Curie, Chateaubriand, ou encore René Descartes. Les universités ont également rejoint le mouvement, comme Sciences Po Rennes.

• À l'image des incidents survenus hier devant le lycée Coëtlogon, des affrontements ont éclaté aux abords de l'établissement Bréquigny. Des groupes de jeunes cagoulés ont cherché à forcer l'entrée du bâtiment, dégradé plusieurs véhicules et ciblé les policiers avec des tirs de mortiers d'artifice. Pour disperser la foule, les forces de l'ordre ont fait un large usage de gaz lacrymogènes et déployé deux engins lanceur d'eau.

• Présente au lycée Bréquigny pour encadrer le rassemblement, la députée LFI Marie Mesmeur est intervenue directement auprès de jeunes manifestants afin de les dissuader d'allumer des feux de poubelles. De son côté, la préfecture a indiqué que 7 individus avaient été interpellés en marge des violences.

Hier

Merci de nous avoir suivis en direct tout au long de cette journée de mobilisation depuis 7 heures ce matin. Excellente fin de journée à toutes et à tous.

La Préfète de Bretagne, Emmanuelle Dubée, a également tenu à remercier policiers et gendarmes qui "depuis tôt ce matin font preuve d'une grande réactivité et d'un grand professionnalisme au service de la sécurité de tous et des élèves en premier lieu". Elle a également dénoncé des "postures absolument irresponsables constatées ce matin" en lien avec des prises de paroles politiques.

La préfecture d'Ille-et-Vilaine vient de dresser un premier bilan de la matinée. Au total, 7 interpellations ont été effectuées. Les services de l'État dénoncent des intrusions de casseurs au sein de plusieurs établissements, notamment les lycées Bréquigny et Charles-Tillon, accompagnées de dégradations importantes sur les bâtiments, le matériel pédagogique et les véhicules du personnel éducatif ou de riverains. Des vols ont également été commis. Les pompiers sont intervenus sur 35 départs de feu, dont deux incendies de véhicules. La préfecture pointe des « actes inacceptables et gratuits » de la part d'individus ayant ciblé les forces de l'ordre avec des jets de projectiles et des tirs de mortiers.

La situation s'apaise aux abords du lycée Bréquigny. Les différents groupes de manifestants se sont dispersés. Des effectifs de police restent toutefois déployés dans le secteur par mesure de sécurité.

Dans les allées résidentielles situées à l'arrière du lycée Bréquigny, environ 200 jeunes, en majorité cagoulés, ont dégradé deux véhicules. Une riveraine a tenté de s'interposer sous les huées de la foule. La députée Marie Mesmeur s'efforce d'apaiser les tensions et de raisonner les éléments les plus radicaux. "C'est la maire de Rennes", questionne une manifestante.

Un feu de poubelles important a été déclenché allée Henri-Bergson, à proximité immédiate du lycée Bréquigny. Une centaine de jeunes demeure positionnée sur place pour faire face aux policiers. La députée LFI Marie Mesmeur intervient pour tenter de faire descendre la tension.

Les jeunes manifestants se sont déportés vers la rue de Nantes. Un feu a été allumé au milieu de la chaussée entraînant de fortes perturbations sur le trafic routier dans cette zone.

Après avoir été dispersés des abords du lycée de Bréquigny par les tirs de gaz lacrymogène et l'usage de canons à eau, environ 200 jeunes demeurent regroupés plus loin près de l'arrêt de bus Félix-Éboué. Les forces de l'ordre restent en retrait. La situation sur place reste flottante.

Alors que la situation est toujours très tendue devant le lycée Bréquigny, les forces de l'ordre sur place ont vu le renfort de CRS et de deux canons à eau pour disperser les manifestants.

Devant le lycée de Bréquigny, un cordon d'une vingtaine de policiers, incluant une unité de la BAC, fait face à plusieurs centaines de jeunes manifestants. Certains individus ont de nouveau tenté de s'introduire dans l'établissement. Des manifestants radicaux, vêtus de noir et cagoulés visent les forces de l'ordre avec des pierres, des bouteilles et des fusées d'artifice. Ces derniers répondent avec des bombes assourdissantes et du gaz lacrymogène.

Les transports sont fortement perturbés autour du lycée Bréquigny, avec notamment des déviations sur plusieurs lignes de bus depuis 7h30 ce matin. Sur le terrain, des agents du réseau STAR tentent d'encadrer certains mouvements de foule afin d'éviter tout risque d'accident entre des lycées et des bus.

Les tensions persistent à Bréquigny. Après avoir été repoussés de l'allée de Coubertin par du gaz lacrymogène, plusieurs jeunes se sont regroupés rue Georges-Graff. Un petit groupe tente de casser le cadenas de la grille d'entrée du lycée, tandis que d'autres tirent de petites fusées d'artifice. Un nouveau feu vient d'être allumé devant l'établissement.

La situation reste calme dans le centre-ville de Rennes. Devant le lycée Jean-Macé, une barricade de poubelles et de barrières de chantier a été dressée. Des lycéens y ont déployé des banderoles, affichant notamment le slogan « On veut le BAC, pas la BAC ». Du côté du lycée Émile-Zola, aucun blocage n'est à signaler.