Revue de presse

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J- 200 avant l’élection présidentielle 2027 : qui est candidat ? Qui se prépare ? Les forces en présence

Ouest-France · 30/09/2026 · ← revue

Encore loin, mais pas tant que ça… Dans deux cents jours, le dimanche 18 avril 2027, les Françaises et Français pourront faire leur choix à l’occasion du premier tour de la présidentielle. Si la campagne a démarré très tôt, si les premiers meetings ont eu lieu avant l’été, cette course vers l’Élysée va s’accélérer progressivement : avec la présentation des programmes d’ici à la fin de l’année, la constitution d’alliances pour peser davantage, et la quête des cinq cents parrainages d’élus avant le 12 mars 2027.

Qui est déjà en lice ?

Bien que condamnée en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens pour laquelle elle s’est pourvue en cassation, Marine Le Pen est entrée en campagne début juillet, ayant exécuté l’intégralité de sa peine d’inéligibilité. Face à elle, l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon est aussi dans la compétition, tout comme la porte-parole de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, le communiste Fabien Roussel et la cheffe des Écologistes Marine Tondelier. Cette dernière attend, toutefois, le vote des adhérents de son parti, mi-décembre, pour savoir si elle restera candidate ou se rangera derrière une autre figure de la gauche.

Au centre, les deux anciens Premiers ministres Edouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance) se font concurrence, avant - promettent-ils - de se rassembler. À droite, le patron des Républicains Bruno Retailleau entend faire campagne jusqu’au bout, tout comme l’ex-LR et maire de Cannes David Lisnard. À la mi-septembre, Éric Zemmour (Reconquête) s’est également déclaré candidat.

Et les sociaux-démocrates ?

L’heure est à la primaire pour les députés Olivier Faure, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ; l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann ; et l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Ils ont rendez-vous ce jeudi soir pour un deuxième débat télévisé, sur France 2 et France Inter. Le premier tour de scrutin aura lieu les 9 et 10 octobre ; le second, une semaine plus tard. Enjeu, notamment : une alliance ou pas avec les Insoumis. Une éventualité rejetée par Jérôme Guedj et Raphaël Glucksmann. Un second tour sera-t-il nécessaire, alors que la dynamique semble être du côté du leader de Place publique ? Au PS, certains en doutent.

Qui est encore dans les starting-blocks ?

Le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, s’échauffe. Il se dit prêt à être le candidat de l’union de la droite et du centre. Il devrait se positionner avant les fêtes de fin d’année. Autres figures sur la ligne de départ : Dominique de Villepin, en quête de parrainages et soutiens financiers ; l’ex-président de la République socialiste François Hollande qui se déterminera en décembre ; ou encore l’ancien Premier ministre socialiste Bernard Cazeneuve disposé à prendre la tête d’une « coalition des engagés », au centre droit et au centre gauche, face au RN et à LFI. Sans oublier l’ex-Insoumis François Ruffin.

Une primaire au centre ?

C’est le rêve de François Bayrou. Le président du MoDem imagine un premier tour à la mi-janvier et un second quinze jours plus tard. « Si nous allons divisés au premier tour […], on sait que le deuxième sera celui d’un extrême contre un extrême, donc une menace létale pour la France », dit l’ancien Premier ministre. Problème : ni Edouard Philippe, ni Xavier Bertrand ne veulent entendre parler de cette sélection interne.