Pouvoir d’achat, dette, école, retraites… Les neuf dossiers chauds de la campagne, à 200 jours de la présidentielle
Par petites touches. Depuis l’entrée en campagne des principaux candidats à la présidentielle, les programmes se dévoilent au compte-gouttes, au gré de l’actualité. Sans surprise, à l’heure où les prix des carburants s’affolent et l’inflation repart à la hausse (3 % en septembre), c’est la défense du pouvoir d’achat qui s’affiche en priorité numéro un chez les postulants à l’Élysée. Avec un impératif souvent partagé : rapprocher le salaire brut du salaire net, à condition de réduire le train de vie de l’État et les charges pesant sur les entreprises. Dans le même temps, la réduction de la dette - 3 595 milliards d’euros à la fin juin - est également un objectif commun. Si les recettes pour l’amaigrir sont diverses - Jean-Luc Mélenchon propose même de la supprimer en partie - les promesses d’assainissement ont souvent fait long feu ces dernières années.
Le grand écart
Après les finances, l’avenir de l’école est une autre préoccupation majeure des compétiteurs, alors que le classement Pisa, publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) début septembre, montre un recul historique du niveau des élèves français. La valorisation des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) est souvent mise en avant, tout comme la revalorisation du métier de professeur. Les différents programmes présidentiels mettent aussi en haut de la pile les dossiers du logement, de la réindustrialisation du pays, de l’immigration, de la sécurité. Sans oublier l’intelligence artificielle appelée à bouleverser la vie des Français et des entreprises dans les prochaines années. La France et l’Europe doivent prendre une part active dans le développement de l’IA, insistent les candidats. Quant à l’écologie, elle n’est, pour l’instant, pas citée comme une priorité.
Une campagne présidentielle sans parler des retraites ne serait pas une vraie campagne. En la matière, chaque postulant a des idées pour tenter d’équilibrer les comptes, dans un contexte de baisse démographique. Et c’est souvent le grand écart entre les propositions émises. Départ à 60 ans ici, à 62 ans là, à 65 ans plutôt, voire abandon total de l’âge légal ou instauration du critère de l’espérance de vie en bonne santé… Le système par répartition est privilégié par tous. Mais l’introduction d’une dose de capitalisation commence à faire son chemin au centre droit.