Revue de presse

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Blocus des lycées : 625 personnes ont été interpellées, annonce Laurent Nuñez, qui dénonce une « montée de la violence »

Ouest-France · 30/09/2026 · ← revue

La contestation lycéenne s’est accélérée ce mercredi 30 septembre 2026, a expliqué Laurent Nuñez, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Éducation Édouard Geffray. Au total, 625 personnes ont été interpellées, contre 440 hier.

Plus de 350 établissements mobilisés

Plus de 350 établissements ont été mobilisés, selon un bilan provisoire, a indiqué le ministre de l’Intérieur. « Il faut savoir qu’il y en a 205 qui ne l’avaient pas été les jours précédents », a complété Édouard Geffray.

Laurent Nuñez déplore une « montée de la violence », avec « des prises à partie des forces de sécurité intérieure, des atteintes ou bien également des atteintes aux établissements ».

Selon la Région Île-de-France, 75 lycées étaient perturbés, « dont 36 lycées [ont été] le théâtre de violences, d’affrontements et de dégradations ». Des tensions ont également éclaté à Rennes, où une personne s’est introduite dans un établissement, d’après le ministre de l’Intérieur, qui précise que des véhicules de personnels auraient été incendiés. À Lyon, 14 personnes ont été interpellées, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

Laurent Nuñez explique notamment cette « extension » du mouvement lycéen par la présence d’individus « qui jouent un rôle d’agitateur », passant « d’un établissement à l’autre pour exciter les lycéens et les inciter à commettre des exactions ».

119 élèves et membre du personnel blessés depuis le début du mouvement

D’après Édouard Geffray, 119 élèves et membres du personnel de l’Éducation nationale ont été blessés depuis le début de la mobilisation, un chiffre « inédit » selon lui.

Interrogé sur de possibles cas d’usage disproportionné de la force, Laurent Nuñez a répondu que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie pour trois enquêtes : à Tours, où un jeune homme a notamment été blessé à la tête lors d’une manifestation par un possible tir de LBD, à Saint-Ouen-l’Aumône, où un mineur a été blessé au visage par un tir de grenade, et à Sevran.

Il a également rappelé les instructions données aux forces de l’ordre. « Nous sommes confrontés à un mouvement de lycéens dont la plupart sont des mineurs. Et bien évidemment, cet élément est pris en compte dans les interventions de police », assure le ministre.

Dans un communiqué publié sur son compte X, tout en appelant les autorités à « un usage de la force strictement proportionné », il a également insisté pour que les forces de l’ordre mettent un terme « avec célérité » aux violences et aux dégradations. « L’usage proportionné de la force ne doit jamais inhiber l’action pour rétablir l’ordre », écrit-il.

Une « plateforme de concertation » pour les lycéens

Alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) appelle à un « acte deux », jeudi, et à une convergence de lutte avec les étudiants, et à une grande manifestation le 6 octobre, Édouard Geffray a annoncé l’ouverture d’une « plateforme de concertation » pour les lycéens.

« Ils pourront faire part de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, de leurs incompréhensions, de leurs revendications aussi, de manière territorialisée », a-t-il précisé. Un « événement de restitution nationale » sera par la suite organisé pour « apporter des réponses structurées ».