Revue de presse

Copie archivée
📄 Copie archivéeBypass BPC (navigateur) [cookies périmés]Reformaté pour la lecture — sans pub ni fioriture.Ouvrir l'original ↗

Cette école supérieure d’art bretonne s’offre une cure de jeunesse à neuf millions d’euros

Ouest-France · 30/09/2026 · ← revue

8,7 millions d’euros, c’est le coût total du chantier de rénovation de l’École européenne supérieur d’art de Bretagne, l’Eesab. Plus connu sous le nom historique d’école des Beaux-Arts, ce bâtiment de 3 000 m² entamera sa mue à la fin de l’été 2027. Le détail de ce chantier, qui durera deux ans jusqu’en septembre 2029, sera soumis au vote des élus du conseil d’agglomération de Quimper Bretagne occidentale (QBO), jeudi 1er octobre 2026.

Une maison de la jeunesse

L’imposante bâtisse qui domine l’esplanade François-Mitterrand et le Théâtre de Cornouaille a bien besoin d’une cure de jouvence. Elle intégrera d’ailleurs, sur sa droite côté rue Saint-Marc, une maison de la jeunesse d’une superficie de 263 mètres carrés : Elle permettra la mise en place de projets dédiée aux jeunes âgés de 16 à 29 ans, souligne Isabelle Assih, maire de Quimper et présidente de Quimper Bretagne occidentale.

Trois classes provisoires

L’enjeu est de continuer à assurer les cours et permettre à la place de fonctionner pendant les deux ans de travaux, divisés en quatre phases, détaille Benjamin Maucci, maire de Plomelin et vice-président de l’agglomération chargé de l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Trois classes prendront place dans des bâtiments modulaires sur l’esplanade.

1853

Le bâtiment historique, datant de 1853, sera rénové et remis aux normes : installation d’un ascenseur pour les personnes à mobilité réduite, reprises des planchers historiques et évacuation du radon, changement des fenêtres, création d’une véritable entrée avec un accueil, réfection de la plomberie, du chauffage, de l’électricité et de l’isolation….

«Un lieu pour les jeunes »

La restauration de l’école des Beaux-Arts est une vieille histoire : Il y avait eu un premier projet qui n’était pas à la hauteur des enjeux, estime Isabelle Assih. Un projet a minima, mais il y avait besoin d’un lieu pour les jeunes tout en rendant cette école accessible et sécurisée, ce qui n’est pas le cas en l’état. On réaffirme ainsi notre volonté dans l’action culturelle et l’enseignement.

Expos

Le rez-de-chaussée restera dédié aux expositions (avec trente mètres carrés en moins) et aux travaux d’ateliers (workshop). Restauré il y a plusieurs années dans les anciens locaux de la médecine du travail, le bâtiment plus modeste à l’arrière regroupe notamment les élèves céramistes sur deux étages d’un total d’environ 800 m2.

1,6 million d’euros de fonctionnement

L’agglomération supporte 1,6 million d’euros de coût annuel de fonctionnement, auxquels il convient d’ajouter 800 000 € de l’État et 400 000 € de la Région Bretagne. C’est une spécificité bretonne d’avoir une école supérieure d’art sur quatre sites (Quimper, Lorient, Brest et Rennes) financés par les collectivités locales, fait remarquer la présidente de l’agglo. Elle ne manque pas de rappeler que le développement de cette école avait été porté dans les années 2010 par Gilbert Gramoullé, le nouveau médiateur municipal. Il était alors adjoint à la culture du maire socialiste de Quimper, Bernard Poignant. Une quinzaine d’années plus tard, elle va se faire retoucher le portrait.