Le jeune pianiste se présente à la présidentielle
James-Paolo Patla explique pourquoi : «La musique est une manière d’aider les gens en apportant quelque chose d’apaisant. Mais j’ai envie d’agir plus directement. C’est pour ça que j’entreprends une démarche politique, avec Les Voix Écoutées.
Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous présenter aux municipales dans le XVIIIe arrondissement ?
James-Paolo Patla : « Je l’ai choisi parce qu’à lui seul il ressemble à la France : quartiers aisés et populaires, mélange de cultures et de milieux. C’est aussi l’arrondissement d’Erik Satie et de Toulouse-Lautrec. Aux municipales de mars 2026, pour déposer une liste il fallait réunir 44 personnes ; j’en ai réuni 26. C’était mon premier pas sur le terrain. »
Pourquoi un tel investissement et engagement ?
« Pour aider les gens. Enfant, j’ai vu ce que des procédures sans fin font à des proches, et j’ai compris que ce n’était pas un cas isolé. Les grandes questions, la dette, les retraites, la santé, L’innovation, se jouent au niveau national et international : c’est là qu’il faut agir, et autrement, en écoutant puis en répondant.
« Un élu m’a écrit une chose juste : nos dirigeants connaissent déjà les problèmes. Ce qui manque, c’est la confiance. C’est pourquoi je propose la transparence : dire publiquement ce qu’on retient, ce qu’on écarte, et pourquoi. En 2019, pendant le grand débat, les Français ont beaucoup parlé, et presque personne n’a su ce qu’on en avait retenu. Je propose donc qu’on nous juge sur une seule chose : ce que nous ferons de votre parole.
« Un président compose avec L’Europe, le Conseil constitutionnel, un budget contraint. Je ne ferai pas croire qu’un seul impôt réglera la dette, qu’on viendra à bout des déserts médicaux en an mandat quand il faut près de 10 ans pour former un médecin, ni qu’on gouverne sans contraintes. Ces limites, je les dirai. »
Que souhaitez-vous proposer aux électeurs ?
« Deux convictions, que nous mettrons à l’épreuve de ce qu’on nous dira. Permettre à chacun d’entreprendre, au sens plein. Créer son entreprise : les Français n’en ont jamais autant créé, plus de 1,1 million en 2025, un record selon l’Insee. Mais aussi entreprendre au sein de son emploi. J’ai travaillé dans un grand groupe, et j’y ai vu les difficultés que mes collègues vivaient au quotidien. Un salarié sait mieux que personne ce qui bloque dans son travail. Je veux qu’il puisse le dire, et qu’on l’écoute. L’équité à l’école. Le mérite existe, mais la course est truquée dès le départ. En 2022, la France est l’un des pays où l’écart en maths entre élèves favorisés et défavorisés est le plus grand : 113 points (PISA). Je veux que chaque enfant aille aussi loin que son travail le porte. Et dès le premier jour, un gouvernement ouvert : une partie des postes ouverts à candidature, avec des critères publiés avant les noms. »
Que mettez-vous en avant pour que l’on vote pour vous ?
« Pas une promesse de plus. On en entend beaucoup ; je préfère écouter et m’engager à répondre. Le cahier est ouvert avant l’élection, il le restera après, et chacun saura ce que nous avons fait de sa parole. Je dirai ce qu’une décision coûte, et qui elle touche, même quand ça dérange. C’est à ça qu’on me jugera. »
Comment va se dérouler la suite ?
« Le parti a été créé et ses statuts déposés en préfecture en septembre. Budget modeste, financé par des dons de particuliers. Pour être candidat, il faut le parrainage de 500 élus. Nous allons donc voir les maires, d’abord dans les petites communes, comme celle d’où je viens. Le maire est le seul élu à qui une majorité de Français fait encore confiance. Cette campagne est la première pierre d’un engagement de long terme : 2027, 2032, aussi longtemps qu’il le faudra. »
Jusqu’à quand pouvez-vous déposer votre candidature ?
« Jusqu’au vendredi 12 mars 2027 à 18 heures : c’est la date limite de dépôt des parrainages, pour un premier tour le 18 avril (date confirmée par le décret de convocation). Mais notre action, elle, continuera bien au-delà. »