Revue de presse

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Municipales à Vénissieux, près de Lyon : la justice annule les élections, remportées par LFI, en raison d’irrégularités sur la liste RN-UDR

Le Monde · 29/09/2026 · ← revue

Le tribunal administratif de Lyon a annulé mardi 29 septembre les élections à Vénissieux (Auvergne-Rhône-Alpes), près de Lyon, l’une des principales victoires de La France insoumise (LFI) aux municipales, en raison d’irrégularités sur la liste Rassemblement national (RN)-Union des droites pour la République (UDR), selon une décision consultée par l’Agence France-Presse (AFP). « Les opérations électorales qui se sont tenues les 15 et 22 mars 2026 à Vénissieux pour l’élection des conseillers municipaux sont annulées dans leur ensemble », écrit la juridiction, précisant que la tête de liste RN est déclarée inéligible pour vingt-quatre mois. En mars, LFI a réussi à s’implanter dans plusieurs grandes villes dont Saint-Denis, Roubaix mais aussi à Vénissieux (65 000 habitants), Vaulx-en-Velin (53 000) et Saint-Fons (20 000), trois communes de la banlieue de Lyon. Dans ces trois villes, des recours ont été déposés et, à la mi-septembre, puis mardi, la rapporteuse publique a préconisé l’annulation des élections, à chaque fois au motif d’irrégularités sur les listes concurrentes. Concernant Vénissieux, sont en cause de fausses déclarations de domiciliation de la tête de liste d’extrême droite RN-UDR, Quentin Taïeb, et de certains colistiers, avec une « intention frauduleuse », avait estimé la rapporteuse.

« Gagner à la loyale »

Cette liste est arrivée en quatrième position au second tour avec 1 361 suffrages. Et la magistrate a aussi jugé, au regard du faible écart de voix (25 suffrages) entre les listes LFI d’Idir Boumertit et de la maire communiste sortante Michèle Picard, que la sincérité de la totalité de l’élection était remise en cause. Après l’audience, Idir Boumertit, qui est aussi – et reste provisoirement – député, avait déclaré sur X avoir « gagné à la loyale », se disant « victime de pratiques qui sont de l’entière responsabilité d’un de [ses] adversaires et des autorités chargées des élections ». Comme il s’agit d’un litige électoral, le seul recours possible pour les parties est de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat. Elles ne se sont pas exprimées à ce stade, mais si le Conseil d’Etat confirmait l’annulation de l’élection, un nouveau scrutin devrait être organisé sous six semaines ; un casse-tête avec la présidentielle en avril et au début de mai.