Grève du 29-septembre. Un agent de lycée frappé, des dégradations : la Région Pays de la Loire dépose plusieurs plaintes
Après les manifestations et blocages qui se sont déroulés, ce mardi 29 septembre, dans une dizaine de lycées des Pays de la Loire, la Région annonce que plusieurs plaintes vont être déposées. La première concerne l’agression physique d’un agent régional du lycée professionnel Robert Buron, à Laval (Mayenne).
Vitres cassées, intrusions et confinement
Selon nos informations, un agent aurait été giflé par un élève alors qu’il s’interposait face à des jeunes qui installaient un barrage. La Région parle d’une agression inadmissible et précise qu’elle apporte tout son soutien à l’agent. Elle tient à remercier les agents régionaux, les équipes de direction et les personnels éducatifs mobilisés pour assurer la sécurité des établissements ». Une plainte sera déposée pour chaque lycée qui a été le théâtre de dégradations et violences, précise-t-on dans l’entourage de la présidente Christelle Morançais (Horizons). Parmi les dégradations signalées figurent des vitres cassées au lycée Albert Camus à Nantes, des intrusions et le confinement d’élèves du lycée Sacré-Coeur La Salle. Trois personnes ont été interpellées aux abords des lycées nantais.
Le groupe d’élus régionaux L’Écologie Ensemble (LFI, Les Verts, etc) a appelé à entendre la colère des lycéens, protéger leurs droits, donner des moyens à leur avenir. Lucie Etonno (Les Verts), chef de file, a précisé : Les tensions et les interventions policières aux abords des lycées Albert-Camus et Gabriel-Guist’hau à Nantes, Ambroise-Paré à Laval et Aristide-Briand à Saint-Nazaire nous préoccupent vivement. Nous demandons que leurs circonstances soient établies et que toute violence signalée fasse l’objet des vérifications nécessaires. Nous appelons le gouvernement et les préfectures à prévenir l’escalade et à mettre fin à toute réponse policière disproportionnée. De son côté, la Région estime dans son communiqué que la liberté d’expression et le droit de manifester ne peuvent jamais justifier la violence, qui n’a pas sa place dans nos lycées et dans notre République ».