Qui est Nicolas Belloir, l'adjoint au maire de Saint-Malo, élu sénateur

L’histoire est faite de clins d’œil. En 1998, le maire et conseiller général de Dol-de-Bretagne Michel Esneu faisait son entrée au Palais du Luxembourg. À ses côtés, un jeune homme à la tête bien faite, futur doctorant en sciences politiques. Nicolas Belloir devient l’attaché parlementaire du sénateur dolois. Sans imaginer, ni ambitionner un instant jure-t-il, d’être élu à son tour à la Chambre haute, 28 ans plus tard.
La revanche de 2012
Car sans surprise, la liste de droite et du centre conduite par Françoise Gatel est facilement arrivée en tête des élections sénatoriales en Ille-et-Vilaine, ce dimanche 27 septembre 2026, en récoltant 42 % des voix. En deuxième position derrière la ministre, Nicolas Belloir, qui fêtera ses 56 ans le 12 octobre prochain, a été élu. Une victoire qu’il commente sobrement. « Depuis trois mois, nous sillonnons les routes du département, à la rencontre des grands électeurs. Nous sommes ancrés dans nos territoires. Les élus nous connaissent. Ils savent que nous menons nous aussi un travail de terrain, de proximité ». Pour Nicolas Belloir, même s’il ne le dit pas, ce siège au Sénat effacera sans doute la cruelle déception de 2012, quand il briguait un autre siège de parlementaire. Candidat à la députation sous la bannière de l’UMP, il avait été battu par un certain… Gilles Lurton qui avait eu les préférences de René Couanau, dont les deux hommes étaient alors adjoint au maire.
Monsieur Route du Rhum à la mairie
Les deux anciens adjoints se sont rabibochés depuis ce fâcheux épisode qui avait fait tanguer la droite malouine. Ironie du sort, Nicolas Belloir est depuis six ans l’adjoint du maire Gilles Lurton, en charge des finances, du tourisme et de la Route du Rhum. Un portefeuille qu’il devra obligatoirement abandonner. « Depuis l’application des lois sur le non-cumul des mandats, un sénateur ne peut plus exercer de fonction exécutive locale. Je vais donc devoir démissionner de mon poste de 3e adjoint. J’ai trente jours pour le faire », explique Nicolas Belloir. Il entend bien mener « jusqu’à son terme » sa « mission de coordination de la Route du Rhum » qui partira de Saint-Malo le 1er novembre. Soit cinq jours après la fin officielle de son mandat d’adjoint.
Encore des choix à faire
Nicolas Belloir devra également faire un second choix : rester simple conseiller municipal de Saint-Malo ou conseiller régional de Bretagne. « Une élection n’étant jamais gagnée d’avance, je ne m’étais sincèrement pas encore projeté. Ma décision n’est pas prise ». À noter encore qu’il devra aussi quitter la présidence de la société publique locale Saint-Malo Destination Baie du Mont Saint-Michel. Cette arrivée au Palais du Luxembourg scelle en tout cas une nouvelle étape dans la carrière de celui qui a également été vice-président du Comité national olympique et sportif français, mais aussi président de la Fédération française de roller et de skateboard, avant de démissionner en 2020, la FFRS ayant à l’époque était ouvertement critiquée pour sa gestion dans des affaires d’agression sexuelle. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.