Revue de presse

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Après des blocus dans des lycées d’Île-de-France, 21 personnes ont été interpellées

Ouest-France · 25/09/2026 · ← revue

Vingt et une personnes ont été interpellées ce vendredi 25 septembre 2026 en marge de mobilisations dans des lycées de l’agglomération parisienne. Depuis le début de la semaine, des étudiants organisent des blocus pour dénoncer, entre autres, leurs conditions de scolarité.

« À 12 h, les effectifs de la préfecture de Police avaient procédé à 21 interpellations », a annoncé la préfecture de police à l’Agence France-Presse (AFP), sans préciser quels établissements étaient concernés, ni si des gardes à vue étaient en cours.

Le rectorat de l’académie de Créteil a estimé auprès de l’AFP que « le mouvement [était] plutôt en train de prendre de l’ampleur ». Une « grosse dizaine » de lycées a fait l’objet de nouveaux blocus ce vendredi, notamment dans les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, où des élèves ont déjà protesté, jeudi 24 septembre 2026, contre la surcharge de leur classe et de leur emploi du temps.

Classe surchargée, manque de professeurs…

Joint par Ouest-France , le secrétaire national de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani, précise les revendications : « Certains lycées connaissent un manque criant de personnel. Il n’y a pas de proviseur adjoint, d’infirmière scolaire… sans compter les enseignants », souffle au téléphone le bachelier de 18 ans, scolarisé, lui, dans l’académie de Lille.

Certains élèves ont fait état à l’AFP de quatre arrestations pour des tirs de mortier.

Depuis le début de la semaine, « ces mobilisations ont pu donner lieu à des attroupements, des mouvements de foule ainsi qu’à des dégradations matérielles », a ajouté le rectorat à l’AFP.

« Les difficultés scolaires doivent être entendues »

Des élus ont manifesté leur soutien aux élèves, tel le député Insoumis du Val-de-Marne Louis Boyard, qui a écrit vendredi sur X : « Le mouvement lycéen doit s’étendre. Ces élèves manquent de tout. De chaises, de profs, de stages, d’infirmières, de psychologues. Alors que dans les lycées de riches, il y a tout ce qu’il faut ! »

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko (LFI) a dit sur X regretter « évidemment les violences et dégradations survenues », tout en prenant la défense de jeunes mobilisés dans un lycée de sa ville, qui « doivent pouvoir exprimer leurs revendications en toute sécurité. Je ne me satisfais pas d’apprendre qu’un agent municipal sur place portait un LBD (lanceur de balles de défense, NDLR) », a déploré l’élu.

La présidente du Conseil régional, Valérie Pécresse (Les Républicains), s’était insurgée jeudi contre « toute tentative d’instrumentalisation politique des lycéens », tandis que le ministre de l’Éducation Édouard Geffray, a écrit sur X : « Les difficultés scolaires doivent être entendues et traitées […] mais instrumentaliser politiquement la jeunesse et empêcher les élèves d’apprendre ne résout aucune de ces difficultés ».