Logements vacants à Morlaix : la taxe adoptée à l’unanimité par les élus du conseil municipal
C’est une mesure qui va probablement fleurir dans tous les ordres du jour des conseils municipaux ou communautaires de France : l’institution de la taxe sur la vacance des locaux d’habitation (TVLH). Ce jeudi 24 septembre 2026, les élus de Morlaix ont adopté à l’unanimité le principe de cette taxe. Le taux devra être déterminé avant le 15 avril et ne pourra pas excéder 50 %.
À l’heure actuelle, la ville compterait 364 logements vacants. Un nouveau calcul sera nécessaire pour les différencier des résidences secondaires. Toutefois, en se basant sur ce chiffre, le rendement pourrait être de 488 307 € si le taux était fixé à 50 %, a exposé le maire Jean-Paul Vermot.
Faire bouger le marché immobilier
Cette taxe doit permettre aux propriétaires de se poser la question de la remise sur le marché de leur bien immobilier, a-t-il poursuivi. La ville étant en zone non tendue, la taxe est due pour les logements vacants depuis au moins deux années au 1er janvier de l’année d’imposition, indique la délibération.
Dans l’opposition, Georges Aurégan a souhaité savoir si d’autres communes du territoire avaient déjà emboîté le pas. Elles ont tout intérêt si elles veulent que le produit de cette taxe leur revienne. Si la taxe est instituée à l’échelle communautaire, c’est Morlaix communauté qui la percevra. À mon avis, on sera sur un score de 26 communes sur 26 à l’avoir instituée avant la fin de l’année, a ajouté le maire.
Un « toilettage » à venir dans les effectifs
Créée dans la loi de finances 2026, elle se substitue à deux autres dispositifs fiscaux : la taxe dite annuelle et la taxe d’habitation sur les logements vacants. Le maire a salué une bonne idée du gouvernement. Un compliment qui dénote dans son discours, l’édile étant plus habitué à fustiger les coups de rabot de l’État sur les fonds dédiés au soutien des collectivités dans leurs politiques publiques. Ce jeudi soir, lors du conseil, il a réitéré ses critiques, pointant l’arrêt des aides du Fipd (Financement des politiques de prévention), sur lesquelles s’appuyait notamment le déploiement des caméras de vidéoprotection à Morlaix.
On peut le regretter mais ce n’est pas nouveau,a réagi Olivier Bellec, de l’opposition. Il faudra reprioriser des projets en fonction de cette réalité. Nous serons attentifs à ce que la situation ne se dégrade pas. Lorsqu’Olivier Bellec a évoqué l’augmentation de la taxe foncière au cours des six dernières années, le débat s’est déplacé sur les choix fiscaux du gouvernement. La majorité et l’opposition ont notamment convergé sur leurs critiques à l’égard de la politique nationale. Nous ne sommes pas Macronistes, a tenu à préciser Georges Aurégan, conseiller d’opposition.
Au sujet des effectifs municipaux, une précision a été apportée à Georges Aurégan. Nous avons 366,7 postes ouverts et 280,2 pourvus, lui a indiqué le maire. Cet écart laisse à penser que certains postes n’ont plus lieu d’être : Un toilettage sera réalisé pour coller à la réalité.
Georges Aurégan a aussi demandé où en était la situation de la crèche. Nous avons donné les moyens aux équipes de se reformer, de se ressouder par une formation à l’issue de leurs vacances. Les choses avancent, a répondu Catherine Tréanton, élue de la majorité. Une réunion avec les parents est prévue la semaine prochaine avant un nouveau point avec les équipes. Pour rappel, en juin, les parents s’étaient inquiétés des conditions de travail et d’accueil au sein de la structure.
Enfin, une motion demandant la libération du journaliste sportif Christophe Gleize, détenu en Algérie, a été adoptée.