À Vannes, bientôt 300 emplois créés grâce au soutien de Michelin

Plus que quinze et le compte sera bon. Un an après sa signature, les objectifs de la convention de revitalisation de l'usine Michelin de Vannes sont en passe d'être atteints. « 284 emplois nets en CDI ont été recréés », a récemment précisé Agnès Callou, sous-préfète du Morbihan, qui a piloté ce quatrième comité technique réunissant les services de l'Etat et la direction de l'équipementier. Pour mémoire, lors de la mise en place du plan de revitalisation, le groupe industriel s'est engagé à appuyer la création d'autant de postes industriels que le nombre détruit par la fermeture du site de pneumatiques, soit 299 précisément.
Avance de phase
Ce niveau sera « dépassé avant l'heure », annonce la préfecture. Dans le cadre du quatrième volet du plan, 14 dossiers de demandes d'aide ont été déposés. Et ce, aussi bien par des spécialistes de l'électronique comme le groupe Aserti que par des PME du bâtiment, telles que Chesnin MCE ou Heptagone, de l'agroalimentaire ou des transports. À elles seules, ces 14 entreprises ont fait naître 104 nouveaux postes. « Plusieurs autres dossiers, d'ores et déjà en cours d'instruction, confirment cet élan. Ils seront étudiés lors du cinquième comité, qui se tiendra début 2027 », indique la préfecture. Au total, Michelin a engagé 2,1 millions d'euros pour soutenir ces créations d'emplois industriels, mais aussi de services à l'industrie. Les aides sont fléchées vers des entreprises de moins de 500 salariés, prévoyant de créer trois à cinq emplois sous trois ans sur le territoire des sept communautés de communes touchées par l'arrêt du site.
Rythme soutenu
« Ce plan se déploie à un rythme particulièrement soutenu en vue d'atteindre l'objectif de cette convention. Le travail engagé porte ses fruits au sein même de nos entreprises industrielles », se félicite Michaël Galy, préfet du Morbihan. Le bon déroulement de ce dossier, qui tient du « travail collectif, mené de concert avec les collectivités territoriales et les acteurs économiques », selon le préfet, constitue une réelle satisfaction pour les services de l'Etat. En parallèle, ces derniers doivent également gérer le dossier hautement sensible de la Fonderie de Bretagne, pour laquelle la décision du tribunal de commerce est attendue le 15 octobre prochain.