Fêtes maritimes de Brest : « Est-ce bien raisonnable de passer à trois ans ? », s’interroge le maire Stéphane Roudaut

« Est-ce bien raisonnable de passer à trois ans ? » Lors de sa conférence de presse de rentrée, Stéphane Roudaut, maire de Brest et président de la Métropole, a fait part de ses réflexions concernant les Fêtes maritimes. Les prochaines auront lieu du 9 au 14 juillet en 2027, les dernières s’étaient tenues en 2024. Pour rappel, François Cuillandre, ancien maire de la ville, avait décidé d’organiser désormais l’événement tous les trois ans, contre quatre auparavant. Et ce, « pour maintenir l’élan entre deux éditions, notamment pour garder mobilisés les bénévoles sans lesquels les Fêtes maritimes ne pourraient se tenir », disait-il en mai 2025.
Un événement « qui coûte beaucoup d’argent public »
Son successeur n’est donc pas de cet avis. « Je pense, pour en avoir échangé avec le maire de Douarnenez, que quand on respecte le territoire, il faut se coordonner. À l’avenir, il faut se coordonner aussi avec les grands autres événements du territoire, comme ceux de Rouen ou Bordeaux, et même à l’échelle européenne. Est-ce que l’on ne peut pas mutualiser pour payer moins cher », se demande le maire, précisant au passage avoir participé à toutes les éditions des Fêtes maritimes depuis la première édition en 1992. « J’ai même rencontré mon épouse là-bas en 96 », a-t-il glissé. « C’est un élément constitutif de Brest mais qui coûte beaucoup d’argent public. »
Une volonté d’étendre la fête ailleurs qu’au port
Autre réflexion partagée à la presse ce mercredi matin, « comment rendre ces fêtes vraiment populaires ?, Comment on absorbe le prix d’entrée ? Il y a des coûts d’aménagements de sites, nous avons énormément de frais. Est-ce qu’on ne peut pas étendre la fête ailleurs qu’au port ? Est-ce qu’on ne peut pas mettre plus d’animations sur l’axe Siam-Jaurès ? Aux Capucins ? Pour qu’il y ait de la gratuité. » Autres interrogations de Stéphane Roudaut, comment rendre plus accessibles les sorties en mer et comment attirer les familles des quartiers prioritaires de la ville qui n’ont pas forcément le budget pour s’y rendre. « Il faudra réinterroger le modèle économique dans les orientations que nous allons dessiner. » Après 2027, les tarifications étant déjà bloquées pour l’année prochaine. Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.