Revue de presse

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Présidentielle : Philippe Brun va déposer plainte pour « dénonciation calomnieuse » après avoir été écarté du PS

Ouest-France · 19/09/2026 · ← revue

« Philippe Brun conteste avec la plus grande fermeté les faits, vagues et non étayés, qui lui sont reprochés. » Dans un communiqué rédigé par ses avocats, le député de l’Eure annonce qu’il va porter plainte pour « dénonciation calomnieuse » après son exclusion du Parti socialiste.

L’élu de 34 ans a été écarté de sa formation politique mercredi 16 septembre et, de fait, exclu de la primaire sociale-démocrate prévue en octobre en vue de la présidentielle.

Philippe Brun fait l’objet « d’accusations de violence », a précisé Patrick Mennucci, qui préside la commission d’organisation de la primaire. La nature de ces violences supposées n’a pas été précisée, mais le responsable socialiste a indiqué que « le mot sexuel n’a pas été prononcé ».

La chronologie remise en cause

Trois jours après sa mise à l’écart, Philippe Brun passe donc à la contre-offensive. En plus de remettre en cause les accusations à son encontre, l’élu normand s’étonne du timing de la procédure. « C’est au moment précis de la validation de sa candidature que le parti s’est souvenu soudainement de ces dénonciations, jusqu’à s’en saisir lors du Bureau du 16 septembre et voter immédiatement l’exclusion conservatoire de Philippe Brun », écrivent ses avocats dans le communiqué publié ce samedi.

Le député socialiste dit pourtant avoir découvert par « voie de presse » que les « instances du parti ont été informées il y a de longues semaines de cette dénonciation ». Mais rien n’aurait alors été fait jusqu’à mercredi dernier.

Cinq candidats pour la primaire

La primaire de la gauche doit permettre de départager cinq candidats qui prétendent à une candidature pour l’élection présidentielle de 2027. Il s’agit des socialistes Olivier Faure, Ségolène Royal et Jérôme Guedj, ainsi que Raphaël Glucksmann (Place publique) et Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste).