Brevet et bac : le ministre de l’Éducation évoque une nouvelle grille d’évaluation de la maîtrise du français
Le ministère de l’Éducation nationale veut une « exigence » plus forte des correcteurs, dans les futurs examens. Une grille d’évaluation de la maîtrise du français a été établie en vue de la notation des épreuves du brevet et du baccalauréat, pour que les élèves sachent combien de points ils perdront à cause d’un niveau insuffisant, a détaillé ce jeudi 17 septembre 2026 Édouard Geffray dans un entretien au Figaro. Ces grilles doivent être publiées ce jeudi au bulletin officiel, selon une source syndicale et une source ministérielle, sollicitées par l’Agence France-Presse. « Une grille allant de “très insuffisant ” à “très satisfaisant” a été définie, commune à toutes les disciplines. Grosso modo, si un élève a une mauvaise expression, il perdra d’office deux points quelle que soit la matière, y compris en mathématiques par exemple », a expliqué le ministre. « Ensuite, pour les disciplines “rédigées”, comme le français ou l’histoire-géographie, il est dit explicitement qu’une copie défaillante sur l’orthographe, la construction des phrases et l’organisation du propos ne pourra pas avoir la moyenne », a-t-il poursuivi.
L’importance de la maîtrise de la syntaxe, de la grammaire et de l’orthographe
Depuis plusieurs mois, Édouard Geffray insiste sur l’importance de la maîtrise de la syntaxe, de la grammaire et de l’orthographe pour les élèves. Il avait annoncé début mai, à quelques semaines seulement des épreuves du baccalauréat et du brevet, vouloir une notation plus sévère, intégrant le niveau de français, dans toutes les matières. Mais le tour de vis annoncé n’a quasiment rien changé aux pratiques de notation. « Cela a, de fait, été pris en compte dans des proportions inégales faute, sans doute, de précisions suffisantes », a-t-il reconnu jeudi, rappelant que « des professeurs comme des élèves ont fait valoir qu’ils auraient dû connaître les règles du jeu dès le début de l’année ». L’Inspection générale a « donc travaillé sur des barèmes concernant sur la maîtrise de la langue, pour chaque discipline et pour chaque épreuve ». « C’est une exigence désormais inscrite dans le marbre », a insisté le ministre. Ajoutant : « Il ne faut pas avoir peur de dire que la culture de l’exigence s’est étiolée, parce que des gens ont fait à l’excellence le procès de l’élitisme. Or c’est l’inverse. »
Des « sujets de référence » pour le brevet attendus
Selon lui, « cette grille permettra, de manière prévisible, préparée et universelle, de dire : “Si vous ne savez pas vous exprimer correctement, ça vous coûtera X points” ». Des « sujets de référence » pour le brevet doivent par ailleurs être publiés « dans les prochains jours ». « Tout le monde a pu constater l’an dernier que les sujets de brevet étaient de plus en plus simples […] L’objectif est que tous les professeurs commencent leur année en pouvant dire à leurs élèves : “Non, ce n’est pas moi qui suis trop exigeant. Ça, c’est le standard de l’épreuve” », a assuré Édouard Geffray.