« Un recul du service public » : pourquoi un projet de regroupement des inspecteurs du travail des Côtes-d’Armor crispe
Une cinquantaine d’agents de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) des Côtes-d’Armor ont manifesté devant les grilles de la préfecture, à Saint-Brieuc, ce jeudi 17 septembre 2026. Raison de cette mobilisation, initiée par une intersyndicale FSU, Sud et CGT : un projet de relogement des services dans la cité briochine, qui suscite de vives critiques en interne. L’État prévoit en effet de regrouper les inspecteurs du travail du département sur un seul site, boulevard Prigent, à Saint-Brieuc, à l’horizon de la fin 2027. Les fonctionnaires sont actuellement repartis en deux endroits distincts. Nous serons regroupés dans des open spaces (espaces partagés) de vingt ou trente personnes , dénonce Alain Méheut, représentant Sud travail.
« Des locaux inadaptés »
Au total, quelque 70 agents travailleront au même endroit dans la nouvelle configuration. Les locaux du boulevard Prigent sont déjà inadaptés avec notamment de grandes baies vitrées. Ce qui nous oblige à télétravailler les jours de canicule , expose le syndicaliste. Il déplore aussi un recul du service public . Les inspecteurs reçoivent régulièrement des personnes en processus de rupture conventionnelle, pour des cas de harcèlement… Dans nos nouveaux locaux, même après travaux, nous n’aurons pas d’espaces de confidentialité pour mener les entretiens , se désole Alain Méheut. Dans ce dossier, les syndicats dénoncent un manque de dialogue de la part du préfet. Il veut nous imposer son projet , ajoutent-ils. Contactée, la préfecture assure, au contraire, qu’elle est prête à recevoir les agents dès qu’une demande officielle de rendez-vous lui aura été transmise .