Revue de presse

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« Le trambus, ça me fait marrer » : cette maire près de Rennes ironise et espère que la métropole change d’avis

Ouest-France · 16/09/2026 · ← revue

Le trambus, ça me fait marrer , lâche Laëtitia Remoissenet, la maire de Saint-Grégoire en cette rentrée 2026. Alors que Rennes métropole démarre son chantier pour déployer ses prochaines lignes de transport, cette ville située au nord de l’agglomération ne voit toujours pas ce que ça va donner sur son secteur. Ce sera notre ligne actuelle C1 qui fonctionne déjà , poursuit l’élue en pointant le tracé imaginé par la majorité métropolitaine. Un vrai tram qui sortirait de la rocade comme à Nantes, pourquoi pas ! Mais là, j’ai du mal à voir le concept , persiste la Grégorienne. Depuis que ce projet de créer des couloirs de circulation en site propre pour les bus est sur la table, Saint-Grégoire – comme Bruz, Saint-Jacques ou Chantepie – est contre. Le temps des collectivités, ce n’est pas évident. Entre une idée et sa réalisation, il se passe plusieurs années. Ce qui a été prévu à l’époque ne répond pas à nos besoins actuels. La maire de Saint-Grégoire met dans la balance un gain de six à huit minutes pour les usagers et le coût de plus de 8 millions d’euros pour créer cette ligne. Ce trambus ne pourra pas aller plus vite, entre autres parce que le pont près du supermarché ne peut pas doubler ses voies , liste Laëtitia Remoissenet. Au fil des mois, la coprésidente du groupe des maires indépendants de Rennes métropole, a obtenu différentes adaptations du dossier. Rennes métropole a acté que la densification de part et d’autre du trambus ne pouvait pas se faire à Saint-Grégoire. Elle ne conteste pas que cela peut avoir du sens ailleurs, l’élue rappelle que les nouvelles constructions sont fléchées ailleurs. Pareil pour l’axe pénétrant qui ne sera pas touché. Il a été aménagé il y a une douzaine d’années, ça aurait été un non-sens de tout casser et il aurait fallu couper des arbres, ce n’était pas possible. La majorité à forte couleur écologiste prise la main sur la tronçonneuse, ça ne serait pas passé inaperçu. Enfin, le parking relais en plein milieu des bureaux où ça bouchonne chaque matin et chaque soir est écarté. Rennes métropole a convenu que ce n’était pas le meilleur endroit , se réjouit Laëtitia Remoissenet. On voit donc ce qui ne sera pas possible. Mais la grande question, c’est que va-t-il se passer ? Pour l’instant, les études préliminaires ne débouchent pas. La maire a proposé un autre scénario. Sans vouloir en dévoiler la teneur, Saint-Grégoire ne cache pas son attrait pour la version nantaise qui amène ses habitants sur des parkings relais au-delà de la rocade. Ça va revenir sur la table d’ici la fin de l’année , espère l’édile.