Revue de presse

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75 étudiants vont devoir déménager : l’école de commerce Escam de Lorient rachète l’école Sup’Affaires de Plœmeur

Ouest-France · 15/09/2026 · ← revue

L’Escam, école supérieure de commerce, des affaires et du management de Lorient, rachète l’école de commerce et de management Sup’Affaires, basée parc de Soye à Plœmeur (Morbihan). Cette dernière avait été placée en redressement judiciaire en avril dernier et cherchait un repreneur. Ce plan de cession a été approuvé par la justice, ce mardi 15 septembre 2026. Que vont devenir les étudiants de Sup’Affaires, qui suivent des formations en alternance dans plus d’une centaine d’entreprises partenaires, du BTS (bac + 2) au Mastère (bac + 5) en passant par le bachelor (bac + 3) ? « 75 vont nous rejoindre, indique Jean-Luc Quérat, directeur général de l’Escam, qui, outre Lorient, possède des campus à Rennes (Ille-et-Vilaine) et Brest (Finistère). Ils poursuivront désormais leur formation au sein de notre campus de Lorient, situé au cœur de la ville. Les équipes seront mobilisées dès leur arrivée pour les accueillir, répondre à leurs questions et les accompagner. » En avril, Sup’Affaires affichait un effectif d’environ 150 étudiants. « Mais l’établissement en a perdu pas mal en cours de route avec le redressement », indique un proche du dossier. « Nous, on reprend bien tout l’effectif des étudiants inscrits en septembre », insiste Jean-Luc Quérat.

Des salariés également repris

La marque Sup’Affaires sera conservée, « afin de permettre une transition progressive pour les étudiants, les familles, les formateurs et les entreprises partenaires, indique encore le directeur. Est-ce que cette marque perdurera dans le temps ? On verra. » « La priorité est claire : permettre à ces étudiants de poursuivre leur formation et leur alternance avec le moins d’interruption possible, poursuit le directeur général de l’Escam. Les formations engagées sont maintenues, tout comme leur durée et les diplômes préparés. » Le plan de cession prévoit aussi la reprise « d’une douzaine de formateurs, ainsi que de deux salariés sur la partie administrative » (sur un peu plus de vingt salariés présentés sur le site de l’établissement). L’Escam s’engage par ailleurs à accompagner les entreprises qui accueillent actuellement des étudiants de Sup’Affaires en alternance « dans les démarches administratives nécessaires à cette transition ». Et promet : « Les alternants pourront y poursuivre leur parcours. » « Nous savons que cette nouvelle étape peut naturellement susciter des interrogations. Notre priorité sera d’accueillir, d’écouter et d’accompagner chacun avec bienveillance », ajoute Julie Quérat, la directrice de l’Escam Lorient. Que va devenir le campus à Plœmeur ? Créée en 2017 à Lorient, dans le quartier de Keryado, Sup’Affaires s’était installé sur un nouveau campus flambant neuf de 4 000 m², au parc de Soye à Plœmeur, il y a seulement deux ans, en 2024. Avec un bâtiment de 900 m² sur deux étages, un parking de 90 places, huit salles de classe équipées d’écrans interactifs, une cafétéria de 110 m², une salle de sport de 28 m²… Cet investissement a-t-il fragilisé la trésorerie de l’école ? En avril, celle-ci mettait plutôt en avant « un contexte économique marqué par une forte incertitude sur le financement de l’apprentissage, notamment liée à la publication tardive du décret du 6 mars 2026 réduisant les aides à l’embauche des alternants pour les entreprises ». Que vont devenir ces locaux ? « L’activité s’arrête à Sup’Affaires ce mardi 15 septembre et va reprendre chez nous, répond Jean-Luc Quérat. Mais nous ne reprenons pas leurs locaux. » Contacté, le directeur de Supp’Affaires n’a pas répondu à nos sollicitations. « On va suivre le dossier, assure de son côté Ronan Loas, le maire de Plœmeur. Le bâtiment est neuf, bien situé, dans un secteur très prisé. » Il rappelle aussi que le parc technologique de Soye est un pôle d’innovation de Lorient Agglomération, géré par AudéLor, l’agence d’urbanisme, de développement économique et technopole du territoire. « La suite ne peut pas être n’importe quoi », prévient-il. En précisant également que si l’école avait pu profiter d’un prix abordable pour son implantation, « elle n’a pas bénéficié d’aide publique directe ».