Revue de presse

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Avec « Le Français », Frédéric Lescure veut donner un coup de pouce aux acteurs du Made in France

Les Échos · 15/09/2026 · ← revue

Il a déjà servi de décor de cinéma - le Beaumarchais de Molinaro ou l'Alice aux pays des Merveilles de Tim Burton y ont été tournés - lorsqu'il naviguait encore sous son nom de baptême, « Le Kaskelot » et sous pavillon britannique. Aucune raison, donc, de ne pas l'utiliser aujourd'hui comme une vitrine du Made in France. C'est en tout cas l'idée que défend Frédéric Lescure, le propriétaire du célèbre navire « Le Français », également connu pour piloter l'ETI vannetaise Socomore.

Plateforme tricolore

« Notre idée est de proposer aux entreprises fabriquant en France, une plateforme capable d'accueillir des shootings photo, des tournages, des lancements de collections, des présentations presse, des rencontres professionnelles… », explique le dirigeant. L'initiative est partie d'un constat simple : si le navire est largement exploité durant l'année - environ 200 jours par an - celui-ci reste souvent amarré, une soirée ou un week-end durant, au port. « Ce temps où il est à quai peut être mis à profit par les entreprises souhaitant raconter un savoir-faire, valoriser un produit ou leur ancrage local », poursuitFrédéric Lescure. Le cadre exceptionnel de ce trois-mâts « barque », construit il y a près de 80 ans au Danemark, sera mis gratuitement à disposition de ces entreprises tricolores, qui devront seulement s'acquitter des frais d'organisation de leur événement (traiteur, photographe, sonorisation, etc.). « On leur proposera, sans obligation, de faire un don à l'association Grand voilier école, chargée de l'exploitation du bateau. Le calendrier des disponibilités sera communiqué sur notre site Internet », détaille le dirigeant.

Mécénat

De quoi générer de nouveaux revenus issus du mécénatpour l'association qui, chaque année, doit réunir quelque 800.000 euros pour assurer l'entretien et le fonctionnement du navire historique. Grand voilier école accueille les « écoles des pôles » de l'association Témoins polaires, qui sensibilise de nombreux jeunes à l'environnement. La structure sert aussi de centre de formation pour les spécialistes de la marine traditionnelle, tels que les charpentiers de marine ou les gabiers. Des actions sont également menées en direction de publics précaires, « décrocheurs » scolaires ou sans domicile fixe notamment.

Guillaume Roussange (Correspondant à Rennes)