Revue de presse

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Jean-Luc Mélenchon dénonce des « manipulations politiques » après la demande d’annulation de deux victoires de LFI aux municipales

Le Monde · 14/09/2026 · ← revue

Le leader de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé lundi 14 septembre une situation où « l’incompétence vient servir les manipulations politiques » après que l’annulation de deux victoires de LFI près de Lyon aux dernières municipales a été préconisée devant le tribunal administratif, en raison d’irrégularités sur d’autres listes. « Dans les deux cas, sont en cause la mauvaise surveillance préfectorale et des actes des listes battues. Chacun qui observe comprend qu’il est temps de travailler en 2027 à un renouvellement préfectoral capable d’éviter ce genre de situation où l’incompétence vient servir les manipulations politiques », a écrit le candidat « insoumis » à la présidentielle sur X. Lors des municipales de mars, à Vaulx-en-Velin (Rhône), le député (LFI) Abdelkader Lahmar avait battu la sortante (Parti socialiste), Hélène Geoffroy, avec 104 voix d’avance. A Vénissieux (Rhône), Idir Boumertit, également député LFI, avait conquis la mairie, un bastion communiste depuis des décennies, contre la sortante, Michèle Picard, de 25 suffrages seulement. Les juridictions administratives suivent, dans la plupart des cas, l’avis des rapporteurs publics. Le tribunal administratif de Lyon a mis sa décision en délibéré à une date non précisée.

« Intention frauduleuse »

Après Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Roubaix (Nord), Vénissieux (65 000 habitants) et Vaulx-en-Velin (53 000 habitants) sont les troisième et quatrième plus grandes villes de France métropolitaine remportées par LFI en mars. Pour Vaulx-en-Velin, l’annulation de 693 bulletins en faveur d’une liste divers centre arrivée troisième au second tour est de « nature à remettre en cause la sincérité de l’ensemble de l’élection », a estimé la rapporteuse publique. La tête de liste Christine Bertin avait omis, de bonne foi, de mentionner la nationalité néerlandaise d’une colistière comme l’impose le code électoral. Elle conteste l’annulation des voix en sa faveur au motif que la préfecture ne l’avait informée de cette irrégularité que quelques heures avant le deuxième tour et n’avait pas fait invalider ces mêmes bulletins au premier tour. Au regard du faible écart de voix, la magistrate a estimé que cela pouvait remettre en cause les résultats des premiers et seconds tours. Pour Vénissieux, ce sont des fausses déclarations de domiciliation de la tête de liste d’extrême droite Rassemblement national-Union des droites, Quentin Taïeb, et de certains de ses colistiers, avec une « intention frauduleuse », selon la rapporteuse, qui sont en cause. Cette liste est arrivée en quatrième position au second tour avec 1 966 suffrages, et la magistrate a aussi estimé, au regard du faible écart de voix entre les listes menées par Idir Boumertit et Michèle Picard, que la sincérité de la totalité de l’élection était remise en cause.