Revue de presse

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Le maire PS de Rouen, Nicolas Mayer Rossignol, alerte sur l’extrême droite et mise sur Raphaël Glucksmann

Ouest-France · 11/09/2026 · ← revue

Numéro deux du PS au niveau national, responsable du projet de campagne de Raphaël Glucksmann (député européen, coprésident de Place Publique), le maire de Rouen Nicolas Mayer Rossignol n’y est pas allé par quatre chemins vendredi 11 septembre 2026, livrant sa vision de la prochaine élection présidentielle. Son message sonne comme une alerte : Je me souviens de 2002, de 2017, de 2022. Mais cette fois, l’extrême droite n’a jamais été aussi proche du pouvoir, c’est incontestable… Il ne faut pas prendre cette élection à la légère, alors que la France s’est habituée à une forme d’inexorabilité .

Des « ennemis de la République »

Le maire de Rouen évoque les sondages politiques récents, plaçant Marine Le Pen (Rassemblement National) à 34, 35, 36 % des intentions de vote selon les scénarios. Le deuxième candidat après elle, quel que soit le sondage, il a deux fois moins ! Elle n’a jamais été à ces niveaux-là. Et la France n’est pas un îlot étanche, quand on voit ce qui se passe en Allemagne, en Italie… L’élu n’évoque pas seulement Marine Le Pen d’ailleurs. Bruno Retailleau (candidat du parti Les Républicains), c’est l’extrême droite ou la droite extrême. Il y a aussi Éric Zemmour (probable candidat de Reconquête). Avec tout ça, on arrive à 40 % dans les sondages… Je peux avoir des adversaires politiques ; là, il s’agit d’ennemis de la République .

Carcassonne ? « Ce n’est qu’un début »

Nicolas Mayer Rossignol songe aux événements de Carcassonne, des propos racistes ayant été tenus par des policiers municipaux. Ça n’est que le début d’un aperçu de ce que vous auriez au centuple si demain l’extrême droite gagnait l’Élysée, assène-t-il. Évidemment que ça libérerait toute une série de paroles, d’actions, de comportements qu’on voit déjà poindre. Du coup, la question, c’est est-ce qu’on peut empêcher cela ? Certains pensent que c’est mort, d’autres disent il n’y a qu’à leur donner le pouvoir, et après il y aura un bilan… Je pense que quand l’extrême droite à la pouvoir, elle le garde. Regardez Perpignan .

Mélenchon ? « L’inverse d’une bonne solution »

Les candidats qui se rapprochent le plus de Marine Le Pen dans les sondages, c’est Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal, énumère Nicolas Mayer Rossignol. Sinon, il y a qui ? Jean-Luc Mélenchon. Il est au mieux à 35 % des intentions de vote, ne pourra pas rattraper son retard au second tour. Voter Mélenchon aujourd’hui, c’est augmenter la probabilité d’un second tour Mélenchon/Le Pen, précisément le scénario où la probabilité que Marine Le Pen l’emporte est la plus élevée. Je n’appelle pas ça une voie royale pour l’empêcher de gagner, c’est même l’inverse .

Plutôt Raphaël Glucksmann qu’Edouard Philippe

Quid d’Edouard Philippe, maire du Havre, fondateurs d’Horizons ? Certains, à gauche, commencent à penser qu’il serait le seul à pouvoir battre l’extrême droite, observe le maire de Rouen. Mais sur la retraite, sur le social, sur le droit du travail, sur la culture, on n’est pas en phase. Il reste qui à gauche ? Mélenchon et Glucksmann. Mélenchon a un plancher fort, mais au second tour, il se fait massacrer. Glucksmann alors ? Personne ne peut dire qu’il n’est pas sincère et clair, pro européen, démocrate, portant un projet social écologique, qui revalorisera le travail, défendra la culture, les libertés et les droits fondamentaux .