Revue de presse

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Elle met « sur la table un certain nombre de propositions » : Natacha Polony veut « chambouler » la politique

Ouest-France · 11/09/2026 · ← revue

Elle n’est pas encore candidate à la succession d’Emmanuel Macron, « pour ne pas ajouter un nom au brouhaha actuel ». Elle le sera peut-être un jour ou pas, mais s’intéresse de très près à l’élection présidentielle d’avril-mai prochains, dans ce moment qu’elle qualifie « d’inquiétude et de dépression collective. » Depuis plusieurs semaines, après avoir décidé de s’engager en politique et de mettre entre parenthèses sa carrière de journaliste, Natacha Polony parcourt le pays pour prendre le pouls des Françaises et Français. En début de semaine, la quinquagénaire était à Caen (Calvados) pour parler de l’avenir de l’école avec plusieurs enseignants du primaire et du secondaire. École, réindustrialisation… Si l’éducation est sa priorité, celle qui se revendique du Gaullisme social (Philippe Seguin et Jean-Pierre Chevènement) parle aussi d’économie, de réindustrialisation, de production, de salaires. « Les Français doivent mieux vivre de leur travail », dit-elle. Sa recette ? Donner davantage de commandes publiques aux PME tricolores ; réduire les cotisations salariales et patronales pesant sur les entreprises… Des priorités déjà exprimées par plusieurs candidats déclarés. Partisane d’un « chamboulement », Natacha Polony s’adresse en priorité aux « orphelins de la politique », celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans l’offre actuelle. « Je sens une vague qui monte de Françaises et Français partageant mon analyse, avec l’envie de se rassembler pour changer les choses et faire revivre la France ».

« Détermination totale »

La journaliste met « sur la table un certain nombre de propositions. Aux candidats déclarés de venir en débattre. Je me positionnerai ensuite ». Sa « détermination » à peser dans le débat public « est totale ». Audacieuse, elle exprime sa volonté de « perturber le jeu politique, aujourd’hui sclérosé et verrouillé ». Même si elle avance encore un peu dans le silence, elle ne reculera pas, assure-t-elle.