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Le spécialiste des sports de glisse nautiques Tahe Outdoors gagne un « temps précieux »

Les Échos · 11/09/2026 · ← revue

C'est un « cap important » pour Tahe Outdoors, selon son président Renaud Lacoste. Le tribunal de commerce de Vannes vient de donner son feu vert à la prolongation la période d'observation de la PME, la nouvelle date de dépôt des offres ayant été fixée au 30 octobre prochain. « Si le tribunal nous accorde ce temps précieux, c'est grâce à la solidité de nos opérations et à une trésorerie d'exploitation consolidée », a commenté le dirigeant qui avait demandé le placement en redressement le 25 février dernier. Le délai supplémentaire va permettre aux « candidats déjà engagés » de finaliser leur dossier. « Il ouvre la porte à de nouveaux investisseurs désireux de valoriser un fleuron industriel », estime Renaud Lacoste.

Redresser la barre

La décision du tribunal résulte du plan stratégique mis en place par le spécialiste des sports de glisse nautiques pour redresser la barre. Tahe Outdoors a renforcé ses actions sur le plan commercial, restructuré ses filiales et s'est également diversifiée dans les domaines de l'énergie ou du traitement de l'eau. « Nous disposons, à Vannes, d'un site unique, de technologies de pointe (thermoformage, PSE, extrusion) et de marques internationales diffusées dans 90 pays. Nous revendiquons un savoir-faire de plasturgiste pour adresser de nouveaux marchés et renouer avec une capacité de production à la hauteur de notre installation », plaide le chef d'entreprise.

Ex-Bic Sport

Connue pour ses surfs, windsurfs, kayaks et autres paddles commercialisés sous les marques Tahe et SIC Maui, Tahe Outdoors emploie quelque 76 collaborateurs, principalement en France. En 2024, la PME,ex-BIC Sport, a réalisé 16 millions d'euros de chiffre d'affaires, moitié moins qu'il y a cinq ans. Une baisse qui s'explique par l'explosion de nouvelles concurrences qui ont déstabilisé son modèle, par nature saisonnier. « Aujourd'hui, mon objectif reste inchangé : préserver nos compétences bretonnes et pérenniser notre outil industriel », conclut Renaud Lacoste.

Guillaume Roussange (Correspondant à Rennes)