Revue de presse

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Présidentielle : à Saint-Malo, Gabriel Attal fait campagne dans un bistrot

Ouest-France · 09/09/2026 · ← revue

Mille bistrots pour faire campagne. C’est l’initiative lancée par Gabriel Attal et ses soutiens en régions pour aller au plus près des Français en ce long marathon électoral élyséen. Le candidat Renaissance a montré l’exemple en inaugurant cette « tournée », mercredi midi, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), dans un bar juste en face de l’IUT. « Nous payons une vingtaine d’assiettes de charcuterie et de fromage. En revanche, nous ne réglons pas les boissons », prévient-il à son arrivée, face à plusieurs dizaines de personnes venues l’écouter, dont de nombreux jeunes. Après une longue séance de selfies avec des lycéens et étudiants - « il est connu et célèbre. Il est proche de nous et est à notre écoute », jubilent Louis, Clara et Lili-Jade -, l’ancien Premier ministre passe aux choses sérieuses. Juché sur un escalier, les manches retroussées et un verre de soda (américain) à la main - « il évite la bière pour ne pas alimenter la mauvaise polémique lancée par les Insoumis sur les réseaux sociaux », décrypte l’un de ses fidèles -, le trentenaire répond à un flot de questions pendant plus d’une heure.

« Oui, l’essence est chère »

Prix des carburants, avenir des jeunes, système des retraites, pouvoir d’achat, décentralisation, réduction d’échelons territoriaux, craintes face à l’Intelligence artificielle… Tous ces thèmes, toutes ces interrogations témoignent des préoccupations des électeurs. Gabriel Attal répond à chaque interpellation, décevant parfois certains interlocuteurs attendant des promesses sonnantes et trébuchantes de sa part. « Oui, l’essence est chère. Il ne faut donc plus que notre pouvoir d’achat dépende des Américains et des missiles sur l’Iran. Mais non, on ne va pas supprimer les taxes sur les carburants. Nous n’en avons pas les moyens ». Au fil de l’échange, le patron du parti Renaissance déroule son programme de campagne. Il milite pour un nouveau système de retraites reposant sur la durée de cotisations et tenant compte de la pénibilité, avec une dose de capitalisation. Il partage son « envie de se battre pour la jeunesse pour que cette génération et la suivante vivent mieux que celle de leurs parents ». Il entend se mettre au chevet des familles monoparentales dont il est issu. « Il n’est pas normal que les femmes élevant seules leurs enfants doivent payer des impôts sur leur pension alimentaire ».

L’union, mais pas maintenant

Comme il le répète à l’envi depuis son meeting à Paris le 30 mai, l’ex-chef de gouvernement dit, par ailleurs, vouloir rapprocher le salaire brut du salaire net, pour donner « davantage de pouvoir d’achat aux Français, notamment aux classes moyennes ». Pour ce faire, il entend rogner sur les dépenses sociales, en réformant l’assurance chômage et le système des retraites, et en faisant des économies dans la fonction publique « grâce à l’intelligence artificielle qu’il va falloir maîtriser ». Et l’union de la droite et du centre face à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ? Gabriel Attal n’élude pas la question de ce Malouin, à la tête curieusement couverte d’un casque de viking. « Bien sûr qu’il faudra se rassembler en début d’année prochaine, mais l’urgence est de détailler les programmes de chacun jusqu’au mois de décembre. C’est comme cela que nous arriverons à battre dans les urnes la candidate du Rassemblement national et le candidat de LFI ».

En terrain conquis

Le candidat Renaissance promet de faire à nouveau campagne dans les bistrots « dès que mon emploi du temps le permettra ». Probablement dès dimanche dans la Sarthe, note son entourage. À Saint-Malo, le trentenaire était en terrain conquis, sans véritables opposants face à lui. « Nous sommes très satisfaits de l’avoir rencontré. Il a de l’ambition et les réponses que nous attendons. Il est dans l’action », confie ce couple de retraités, visiblement fan. Le trentenaire suscitera-t-il le même enthousiasme dans tous les troquets qu’il fréquentera à l’avenir ? Comme c’est lui qui régale, il serait étonnant que des Français s’en plaignent…