« Un triple niveau à 28 élèves, du jamais vu ! » Les parents d’élèves de cette école d’Orvault réclament une 5e classe
À peine ouverte, déjà sous pression. À Orvault, au nord de l’agglomération nantaise (Loire-Atlantique), la toute nouvelle école Simone-Veil a accueilli ses premiers élèves, mardi 1er septembre. Mais derrière les murs neufs, la rentrée s’annonce tendue. Parents et enseignants réclament l’ouverture urgente d’une cinquième classe. 99 élèves sont répartis dans quatre classes, dont deux proches de 30 élèves et une classe de 28 enfants en triple niveau CE2-CM1-CM2, avec plusieurs élèves nécessitant une attention particulière. Selon les études, il était prévu, à l’origine, d’ouvrir cinq classes , rappelle un porte-parole de l’Éducation nationale. Mais sur la base des inscriptions enregistrées durant l’hiver, trois classes avaient finalement été jugées suffisantes. Les inscriptions ont ensuite fortement augmenté au printemps. Une quatrième classe a donc été ouverte à la rentrée. Mais pour les parents, le compte n’y est toujours pas. Un triple niveau qui contient 28 élèves, je crois que c’est du jamais vu , s’époumone une mère de deux élèves, au nom de l’association de parents d’élèves récemment créée. , estime-t-elle, évoquant les apprentissages, les conditions de travail et la sécurité. Le problème pourrait encore s’accentuer avec les logements actuellement en construction dans le secteur. Des familles doivent arriver dès octobre, alors que les inscriptions à Simone-Veil sont, selon les parents, bloquées depuis juin. Ce n’est pas normal. Où iront les enfants rattachés à cette école de quartier ? On est dans le flou, dans l’incertitude , déplore l’association. D’autant que l’école est dimensionnée pour accueillir huit classes. Tout est prêt ! On ne comprend pas. Les parents ont sollicité l’inspection et le recteur, par l’intermédiaire du député socialiste Karim Benbrahim. Ils espèrent également un coup de pouce de la mairie.
La bataille de la classe se double d’une bataille politique
Sur fond de mobilisation scolaire, une autre querelle s’est invitée dans la rentrée : celle qui oppose la majorité à l’ancien maire, désormais chef de l’opposition. Nous appelons la municipalité à se mobiliser également , a ainsi interpellé l’ancien maire, Jean-Sébastien Guitton (écologiste, non encarté), sur les réseaux sociaux. Visiblement piqué, le maire divers droite affirme avoir déjà obtenu une quatrième classe pour la rentrée 2026 et travaille pour une cinquième . Mais Sébastien Arrouët profite aussi de la polémique pour attaquer son prédécesseur sur un autre dossier : la restauration scolaire. Quand j’ai pris mes fonctions, j’ai découvert que rien n’était prévu pour la cantine, alors que nos cuisines étaient déjà en saturation , assure-t-il, allant jusqu’à lancer : L’ancien maire ferait mieux de faire profil bas. La collectivité fait appel à Saprena, entreprise située à Orvault, pour livrer les repas. Réponse immédiate de l’ancien maire : Faux. Documents de travail de 2025 à l’appui, il assure que la difficulté avait été identifiée avant l’alternance municipale. Selon lui, un calendrier avait été prévu et présenté aux représentants de parents d’élèves impliqués dans le label Mon Restau Responsable, pour assurer la transition jusqu’à la future cuisine mutualisée, attendue à Saint-Herblain en 2028. Au milieu de cette passe d’armes, les parents veulent rester à distance de la politique. Nous souhaitons trouver le plus possible de soutien , insiste une représentante. À commencer par celui de la majorité : Nous n’avons vu aucun élu. Nous aimerions bien pouvoir discuter de tous ces sujets avec eux. Retrouver le même niveau de concertation et de transparence qu’avec l’ancienne municipalité. Une rencontre qui devient urgente à leurs yeux : On a l’impression de courir après le temps.